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Surmenés et sous-payés, les internes sont appelés par leurs syndicats à cesser le travail pour réclamer un décompte strict de leur temps de travail, mais aussi une revalorisation de 300 euros brut par mois - soit environ 15% d'augmentation. « Entre 20 et 30 % » ont répondu à l’appel selon l’ISNI.
"Ils ont des revendications salariales, c'est une chose, mais je crois qu'ils ont (aussi) une revendication juste, qui est d'être bien traités dans les établissements, de ne pas faire des heures complètement démentielles", a déclaré François Braun lors d'un déplacement à l'hôpital d'Epernay (Marne).
En effet, leur temps de travail "dépasse allègrement le maximum légal autorisé" de 48 heures hebdomadaires, et atteint "parfois plus de 100 heures par semaine", a affirmé Guillaume Bailly, vice-président de l'Intersyndicale nationale des internes (Isni), sur Europe 1.
"J'entends que ces règles soient respectées dans tous les établissements, et bien sûr ma porte est ouverte auprès des représentants des internes, s'il y a des endroits où ces règles ne sont pas respectées"
Cette organisation, avec d'autres, a pourtant obtenu gain de cause en juin 2022 devant le Conseil d'Etat, qui a rappelé aux hôpitaux leur obligation d'effectuer un décompte "fiable et objectif" du temps de travail de leurs médecins et internes.
Une décision qui n'a rien changé en pratique, poussant plusieurs syndicats à attaquer de nombreux établissements devant les tribunaux administratifs, dont l'ensemble des CHU français - avec déjà une première victoire à Strasbourg fin février.
Le gouvernement a de son côté instauré par décret en début d'année "un dispositif de pénalité financière" pour sanctionner les hôpitaux "qui ne respectent pas la réglementation relative au temps de travail" des internes.
"J'entends que ces règles soient respectées dans tous les établissements, et bien sûr ma porte est ouverte auprès des représentants des internes, s'il y a des endroits où ces règles ne sont pas respectées", a insisté François Braun.
Avec AFP
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