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« En moyenne seulement 25 % des étudiants effectuent leur internat dans leur région d’origine, avec des disparités allant de 10 % à 60 % selon les régions », écrivent l’association de présidents d’universités France Universités et l’Académie nationale de médecine, dans un plaidoyer publié en ligne.
« Le lieu où est effectué l’internat est un élément déterminant pour l’installation, suggérant qu’il serait bénéfique de favoriser le maintien des étudiants dans leur région d’origine », poursuivent ces organisations.
Un système fondé sur le classement
Actuellement, après le concours de sixième année, les places en internat sont attribuées en prenant en compte les vœux des candidats, qui sélectionnent une spécialité et un territoire appelé « subdivision » en fonction du rang obtenu au classement.
« Les étudiants fondent leur choix définitif sur la spécialité puis sur la subdivision, les moins attractives étant choisies par défaut, avec souvent pour unique motivation la possibilité d’accéder à la spécialité souhaitée », détaille le texte.
Un compromis en faveur des territoires en difficulté
« Le retour à un internat entièrement organisé par région n’est pas envisageable avec plus de 10 000 candidats potentiels » et il est « nécessaire » de conserver des épreuves nationales.
Mais « une part de régionalisation apparaît un bon compromis en faveur de l’attractivité des régions dont la démographie médicale est en difficulté », estiment les auteurs.
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/classement/specialites/2026/807
Une réforme des vœux proposée
Ils proposent un nouveau système : les vœux des étudiants porteraient « sur des régions » avant de choisir une subdivision. Les étudiants auraient la possibilité d’émettre des vœux dès l’inscription aux épreuves et ceux ayant choisi « deux ou trois régions prioritaires » (qui manquent beaucoup de médecins) seraient « favorisés » via une « pondération » des résultats aux épreuves classantes.
« L’hypothèse est que les régions les moins attractives (...) attireront la candidature d’étudiants qui en sont originaires, en augmentant leur chance d’accéder à la spécialité de leur choix », précisent-ils.
Encouragement au contrat d’engagement
Les auteurs suggèrent de favoriser également les étudiants ayant signé un « contrat d’engagement de service public (CESP) », dispositif qui octroie une allocation sous réserve d’exercer temporairement en zone sous-dense en médecins.
« Au demeurant, la région d’internat ne devrait en aucun cas être imposée comme région d’installation », jugent-ils.
Avec AFP
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