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Frédéric Muel, médecin du club pendant 14 ans, accusait la direction du club de l’avoir soumis à des pressions répétées en 2022 et 2023 afin de le pousser à quitter ses fonctions, avant d’être finalement licencié pour motif économique en septembre 2023.
Débouté en première instance par le conseil de prud’hommes de Nancy, le praticien a obtenu gain de cause en appel. Dans sa décision du 5 mars, la cour d’appel estime qu’il a bien été victime de harcèlement moral de la part de la direction du club de l’époque, rapporte l’Est Républicain.
Mises à l'écart et traitement discriminatoire
Selon le quotidien, les magistrats évoquent plusieurs faits, comme son exclusion de la photo officielle de l’équipe, une « agression verbale » lors d’un entretien destiné à l’inciter à démissionner, des réponses tardives à ses demandes administratives ou encore un changement « unilatéral et brutal » dans l’organisation de ses absences.
La cour mentionne également une mise à l’écart lors d’un match, qu’il a dû suivre depuis les tribunes, ainsi qu’un « traitement discriminatoire » par rapport à l’autre médecin du club. Elle a donc jugé son licenciement injustifié et a condamné l’ASNL à lui verser 130 000 euros d’indemnités.
« C’est surtout la victoire de mon avocate. Sans sa pugnacité, je n’en serais pas là », a réagi le Dr Frédéric Muel auprès de l’Est Républicain, indiquant vouloir désormais se consacrer à son cabinet et à ses activités bénévoles dans le handball.
Son avocate, Me Virginie Cousin, a estimé que « la cour a appliqué le droit, rien que le droit, loin des passions du foot ». L’actuel président du club, Krishen Sud, n’a pas répondu aux sollicitations du journal.
Cette décision intervient dans un contexte de multiples procédures liées à la saison 2022-2023 de l’ASNL, marquée par plusieurs licenciements et ruptures de contrat.
Plusieurs anciens salariés du club ont fait appel après avoir été déboutés en première instance. L’un d’eux, l’ancien intendant, doit voir son cas examiné en appel le 7 mai.
Source:
L'Est Républicain
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