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« La Haute autorité de santé travaille depuis quatre ans à l'élaboration de nouvelles recommandations sur l'évaluation du risque cardiovasculaire, à laquelle des médecins généralistes ont participé », a indiqué le syndicat lundi dans un communiqué.
La publication était prévue au congrès des généralistes européens Wonca du 30 juin au 3 juillet, mais « n'a pas eu lieu », regrette MG France, qui estime que les raisons de ce retard « interrogent ».
Des références contestées
En l'absence de ces recommandations, « les références restent celles de l'European Society of Cardiology (ESC) », explique le syndicat. Or, « la fiabilité » de ces références « est discutée » et « une partie des auteurs a déclaré des liens d'intérêt » avec l'industrie pharmaceutique, déplore-t-il.
Interrogée par l'AFP, la HAS promet la publication de ses recommandations « d'ici la fin de l'année ».
Les maladies cardiovasculaires sont la deuxième cause de décès en France, avec près de 150 000 morts par an.
« L'évaluation du risque cardiovasculaire du patient », au centre des recommandations attendues, est déterminante pour la prescription de médicaments comme les statines.
Un bénéfice débattu
Ces médicaments, qui peuvent présenter des effets indésirables, ont des bénéfices bien établis en prévention secondaire, c'est-à-dire pour les patients ayant déjà subi un accident cardiovasculaire.
En revanche leur utilité est parfois contestée en prévention primaire (pour les patients n'ayant jamais eu d'accident cardiovasculaire), notamment pour les patients âgés avec un fort taux de cholestérol.
En 2021, la HAS avait expliqué que ses futurs travaux viseraient notamment à mieux définir « les avantages et les limites » des tables statistiques utilisées pour calculer le risque cardiovasculaire, en fonction de critères comme le sexe, l'âge, ou le taux de cholestérol.
Leur utilisation « peut ne pas être adaptée à tous les profils de patients et dans certains cas être source d'anxiété ou de démotivation », expliquait notamment la HAS.
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