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En 2021, le revenu d’activité moyen des médecins ayant une activité libérale atteint 124 000 euros. Les omnipraticiens (essentiellement médecins généralistes dans la nomenclature utilisée par la Drees) se situent nettement en dessous, avec 98 300 euros, contre 153 300 euros pour l’ensemble des autres spécialistes. Entre 2017 et 2021, le revenu moyen a progressé de 0,6 % par an en euros constants, c’est-à-dire une fois l’inflation retranchée. La hausse atteint 0,7 % chez les omnipraticiens, tandis que le revenu des autres spécialistes recule légèrement, de 0,1 % par an.
Attention à ce que recouvre ce chiffre : il ne s’agit pas du chiffre d’affaires ni du montant des honoraires. La Drees calcule un revenu libéral net de charges, auquel elle ajoute, lorsqu’il existe, le revenu d’une activité salariée complémentaire. En moyenne, 92 % du revenu d’activité des médecins étudiés provient néanmoins de leur activité libérale.
Radiothérapie, médecine nucléaire et radiologie en tête
La hiérarchie par spécialité fait apparaître des écarts impressionnants. Avec 417 500 euros de revenu annuel moyen, les radiothérapeutes se situent très nettement au-dessus des autres spécialités étudiées. Suivent les médecins nucléaires, à 283 300 euros, puis les radiologues, à 212 700 euros.
Les ophtalmologistes et les anesthésistes-réanimateurs affichent des niveaux quasiment identiques, autour de 192 000 euros. Les oncologues médicaux atteignent 187 100 euros et l'ensemble des spécialités chirurgicales 178 300 euros.
À l’autre extrémité, les pédiatres enregistrent le revenu moyen le plus faible parmi les spécialités détaillées par la Drees : 88 400 euros. Viennent ensuite les rhumatologues, à 92 200 euros, les psychiatres, à 92 800 euros, et les dermatologues, à 96 800 euros. Les omnipraticiens dépassent tout juste ce seuil avec 98 300 euros.
Les revenus par spécialité en 2021
Spécialité | Revenu d’activité moyen en 2021 | Évolution annuelle moyenne 2017-2021* |
|---|---|---|
| Radiothérapeutes | 417 500 € | -2,0 % |
| Médecins nucléaires | 283 300 € | -0,5 % |
| Radiologues | 212 700 € | -1,0 % |
| Ophtalmologistes | 191 900 € | -0,1 % |
| Anesthésistes-réanimateurs | 191 700 € | -2,7 % |
| Anatomo-cytopathologistes | 189 500 € | -0,2 % |
| Oncologues médicaux | 187 100 € | +4,9 % |
| Cardiologues | 163 000 € | -1,1 % |
| Gastro-entérologues | 149 000 € | -0,3 % |
| ORL | 133 100 € | -0,6 % |
| Pneumologues | 129 900 € | -0,6 % |
| Gynécologues | 117 700 € | +0,3 % |
| Dermatologues | 96 800 € | +0,2 % |
| Omnipraticiens | 98 300 € | +0,7 % |
| Psychiatres | 92 800 € | -0,1 % |
| Rhumatologues | 92 200 € | -2,6 % |
| Pédiatres | 88 400 € | -0,3 % |
*Les montants de 2021 sont exprimés en euros courants. Les évolutions 2017-2021 sont calculées par la Drees en euros constants, donc corrigées de l’inflation.
Les oncologues progressent fortement, anesthésistes et rhumatologues reculent
Le niveau de revenu ne dit cependant pas tout. La dynamique entre 2017 et 2021 bouleverse en partie le classement.
Les oncologues médicaux se distinguent très nettement : leur revenu moyen est passé de 146 700 euros en 2017 à 187 100 euros en 2021, soit une progression moyenne de 4,9 % par an après correction de l’inflation. Aucune autre spécialité étudiée n'affiche une hausse comparable. Les généralistes progressent de 0,7 % par an, les gynécologues de 0,3 % et les dermatologues de 0,2 %.
À l’inverse, plusieurs spécialités pourtant situées parmi les mieux rémunérées ont vu leur revenu réel diminuer. C'est notamment le cas des anesthésistes-réanimateurs, avec -2,7 % par an, des radiothérapeutes (-2,0 %), des chirurgiens pris dans leur ensemble (-1,6 %), des cardiologues (-1,1 %) ou encore des radiologues (-1,0 %). Chez les rhumatologues, le recul atteint 2,6 % par an, leur revenu moyen passant de 97 400 euros en 2017 à 92 200 euros en 2021.
Ces chiffres ne traduisent donc pas seulement des différences de tarifs entre spécialités. Le revenu dépend également du volume et de la nature des actes réalisés, de leur tarification, des charges, de l’organisation de l’activité, de la localisation ou encore de l'existence d'une activité salariée complémentaire.
Une photographie de 2021 à manier avec précaution
Cette publication sortie en septembre 2026 repose néanmoins sur des revenus de 2021. La Drees souligne elle-même le caractère particulier de ce millésime : l'année reste marquée par la crise sanitaire, avec des indemnisations exceptionnelles pour pertes d'activité et des possibilités de reports de charges utilisées de manière variable selon les médecins.
Le champ exclut par ailleurs les remplaçants et porte sur les médecins conventionnés de moins de 70 ans, installés avant l'année étudiée, ayant réalisé au moins un acte et déclaré un revenu libéral positif.
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