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1. Le choix des stages s’effectuera dans la subdivision
Pour leur phase de consolidation, les docteurs juniors de médecine générale choisiront désormais leur stage parmi les postes proposés dans leur subdivision territoriale.
Le dispositif se distingue donc de la procédure applicable à la plupart des autres spécialités, pour lesquelles le choix des stages de consolidation est organisé à une échelle plus large. Le décret entre en vigueur le 1er août 2026.
Pour les docteurs juniors, cette organisation devrait limiter les déplacements imposés en dehors de leur subdivision. Elle réduit en revanche les possibilités de choisir directement un terrain situé dans une autre subdivision.
2. Les docteurs juniors devront classer au moins 10 % des postes
Chaque docteur junior devra établir une liste de terrains de stage par ordre de préférence.
En médecine générale, cette liste devra comprendre :
- au moins 10 % des postes ouverts dans la subdivision ;
- et, dans tous les cas, au moins deux postes.
Cette règle est plus souple que celle prévue pour les autres spécialités, où les étudiants doivent classer au minimum 20 % des postes proposés.
Ainsi, lorsque 50 postes sont ouverts dans une subdivision, un docteur junior de médecine générale devra formuler au moins cinq vœux.
3. Les maîtres de stage devront classer les candidats
Le choix ne reposera pas uniquement sur les préférences exprimées par les docteurs juniors. Les praticiens agréés maîtres de stage des universités devront eux aussi classer les étudiants ayant sélectionné leur terrain.
Deux situations sont prévues :
- lorsque le MSU reçoit entre deux et dix vœux, il doit classer les étudiants concernés ;
- lorsqu’il reçoit plus de dix vœux, il doit classer au moins dix candidats.
Pour les MSU, l’accueil d’un docteur junior implique donc désormais une véritable procédure de sélection, et non la simple ouverture d’un poste.
4. Le texte ne fixe pas les critères de sélection des MSU
L’arrêté précise combien de candidats doivent être classés, mais il ne définit pas les critères permettant de les départager.
Il ne dit pas explicitement si le classement devra reposer sur le projet professionnel, les expériences antérieures, la connaissance du territoire, un entretien ou encore un dossier de candidature.
C’est l’un des principaux angles morts du dispositif. Sans cadre commun, les méthodes de sélection pourraient varier fortement d’un terrain de stage ou d’une subdivision à l’autre. Les docteurs juniors devront donc se renseigner localement sur les modalités retenues.
5. L’ARS procédera à l’affectation après l’appariement
L’affectation résultera du croisement entre :
- la liste de vœux établie par le docteur junior ;
- le classement réalisé par les MSU ;
- les postes effectivement disponibles.
La décision d’affectation sera prise par le directeur général de l’agence régionale de santé, après recoupement des listes et avis de la commission locale de spécialité.
Le système se rapproche donc d’un appariement : le docteur junior classe les terrains et les terrains classent les candidats.
6. Un second tour régional est prévu pour les étudiants non affectés
Les docteurs juniors qui ne seront pas affectés à l’issue de la première procédure devront formuler une nouvelle liste de vœux parmi les postes restés vacants au niveau régional.
Cette seconde liste devra comprendre :
- au moins 40 % des postes encore disponibles ;
- et au minimum deux postes.
Le premier tour laisse donc aux docteurs juniors une sélection relativement resserrée de terrains. En revanche, ceux qui restent sans affectation devront élargir nettement leurs choix lors de la seconde procédure.
Ce que doivent retenir les docteurs juniors et les MSU
Pour les docteurs juniors, la réforme signifie un choix d’abord organisé dans leur subdivision, avec un minimum de 10 % des postes à classer.
Pour les MSU, elle crée une nouvelle responsabilité : examiner et hiérarchiser les candidats qui souhaitent rejoindre leur terrain de stage.
Le fonctionnement concret dépendra toutefois largement des modalités locales, notamment des calendriers, des dossiers demandés et des critères de classement, qui ne sont pas précisés par les deux textes publiés au Journal officiel.
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