Internat 2026-2027 : tous les postes ouverts spé par spé, CHU par CHU

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Un peu plus de 10 000 postes d’internat sont ouverts pour l’année universitaire 2026-2027. Derrière ce chiffre record, une hausse généralisée des capacités de formation, mais très inégale selon les spécialités et les CHU. Médecine générale, psychiatrie, urgences, pédiatrie… What's up Doc passe les chiffres au crible pour vous aider à trouver l'internat qui vous correspond. 

Internat 2026-2027 : tous les postes ouverts spé par spé, CHU par CHU

© ChatGPT x What's up Doc

Sur 10 260 au total, 346 sont réservés aux signataires d’un contrat d’engagement de service public (CESP). Hors CESP, 9 914 postes sont donc accessibles, contre 8 607 l’année précédente. C’est 1 341 postes supplémentaires, soit environ 15 % sur un an, par rapport à l’an dernier. 

À elle seule, la médecine générale représente près de quatre postes sur dix. Le nombre de postes hors CESP passe de 3 314 en 2025-2026 à 3 758 en 2026-2027, soit une hausse de 13%.

La progression est massive dans la plupart des subdivisions : +70 postes à l’AP-HP, qui passe de 501 à 571 ; +37 à l’AP-HM (de 168 à 205) ; +25 à Lille (de 193 à 218) ; +22 à Nancy (de 116 à 138) ; +21 à Reims et +21 à Toulouse. Lyon, Rennes et Tours gagnent chacun 20 postes. Seulement deux territoires reculent : Martinique/Guadeloupe, de 66 à 53 postes (-13), et Bordeaux, de 151 à 148 (-3). 

Psychiatrie, urgences et pédiatrie : les trois autres grandes hausses

Parmi les disciplines à forts effectifs, la psychiatrie signe l'une des progressions les plus importantes : 554 à 653 postes hors CESP, soit +99 et près de +18 %. Lyon passe notamment de 31 à 45 postes (+14), l’AP-HP de 125 à 135 (+10), Lille de 37 à 45 (+8) et Tours de 14 à 22 (+8).

La médecine d’urgence bondit de 448 à 538 postes, soit +90 et environ +20 %. Nantes gagne à elle seule 8 places, Lyon 7, l’AP-HP 6, tandis que Lille, Bordeaux, Montpellier-Nîmes, Angers et Marseille en gagnent chacun 5. Martinique/Guadeloupe constitue l’exception avec une baisse de 7 à 5 postes.

Même tendance en pédiatrie, qui passe de 386 à 468 postes, soit +82 et plus de 21 %. L’AP-HP concentre une part importante de cette ouverture avec 95 à 125 postes, soit +30. Lille passe de 21 à 28 (+7), Lyon de 18 à 24 (+6) et Bordeaux de 12 à 18 (+6).

pédiatrie

L’anesthésie-réanimation progresse elle aussi fortement, de 479 à 540 postes, soit +61. L’AP-HP passe à elle seule de 95 à 113 postes (+18).

anesth

 

Le vrai changement se joue aussi par CHU

Les chiffres nationaux donnent la tendance, mais ils masquent des différences géographiques parfois considérables. Notre guide le rappelle : selon la spécialité, un CHU peut ouvrir plusieurs dizaines de places supplémentaires quand un autre reste stable, voire recule.

Ainsi, l’AP-HP concentre logiquement les plus gros contingents et plusieurs des plus fortes hausses : 571 postes de médecine générale, 135 de psychiatrie, 125 de pédiatrie, 113 d’anesthésie-réanimation, 90 de médecine d’urgence, 58 de gériatrie ou encore 55 de gynécologie-obstétrique.

Mais les mouvements ne se limitent pas à Paris. En psychiatrie, Lyon gagne 14 postes ; en médecine générale, Marseille en gagne 37, Lille 25, Nancy 22 et Toulouse 21 ; en pédiatrie, Lille gagne 7 postes, Lyon et Bordeaux 6 chacun. 

À l’inverse, certaines diminutions locales rappellent que la hausse nationale n’est pas uniforme : -13 postes de médecine générale en Martinique/Guadeloupe, -3 à Bordeaux, -2 postes de médecine d’urgence en Martinique/Guadeloupe, ou encore quelques baisses ponctuelles d’un poste dans certaines spécialités.

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En somme, le millésime 2026-2027 marque une nette rupture par rapport aux deux dernières année avec une hausse dans toutes les spécialités à l’échelle nationale et une concentration particulièrement forte sur les disciplines aux effectifs les plus importants ou soumises à de fortes tensions.

Mais pour les étudiants, l’enjeu se joue toutefois moins dans le total national que dans la combinaison spécialité + subdivision. Derrière une hausse globale 15 %, les écarts restent importants selon les spécialités et les CHU, faisant du choix de subdivision un élément déterminant pour les futurs internes.

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