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« Les liens entre le TDAH et les conduites addictives sont aujourd’hui clairement établis par la littérature scientifique », écrit la Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement (autisme, dys, TDAH, TDI).
« Les données montrent que le TDAH (trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) non repéré ou insuffisamment pris en charge constitue un facteur majeur de vulnérabilité aux addictions », poursuit la délégation dans un communiqué.
« Les consultations d’addictologie constituent un cadre privilégié pour le dépistage du TDAH », souligne la Pr Diane Proper-Ouakil, présidente de la Société française du TDAH (SF-TDAH) dans ce guide.
Dans les deux sens
« Le repérage doit s’effectuer dans les deux sens. Si les équipes d’addictologie ont un rôle clé dans l’identification du TDAH, les professionnels impliqués dans le suivi des personnes atteintes de TDAH doivent, eux aussi, être attentifs aux problématiques d’addiction et de consommations à risque », indique-t-elle.
Le guide pratique a été conçu par la délégation, avec l’appui de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca).
Le guide vise à « renforcer les compétences des professionnels », « favoriser une culture commune entre les champs de l’addictologie et des troubles du neurodéveloppement » et « soutenir des pratiques fondées sur les recommandations scientifiques », indique la ministre de la Santé Stéphanie Rist citée dans le guide.
La prévalence du TDAH avoisine 5 % chez les enfants et adolescents et 3 % chez les adultes, selon ce guide. Les causes de ce trouble sont liées à des facteurs génétiques et environnementaux, qui incluent notamment des influences prénatales et des expositions à des polluants, indique-t-il.
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