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« Ohé ohé le conseil d'administration, c'est terminé, place à la clarté »; « la dialyse mérite stabilité et sécurité avec une bonne gouvernance », proclamaient lundi matin sur des banderoles une centaine de salariés réunis devant le siège de l'association à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), à l'initiative de la CGT, qui avait appelé à la grève.
« L'ancienne direction générale a fait des achats immobiliers inexplicables », précipitant le dépôt de bilan de l'association, a affirmé à l'AFP Frédéric Brizé, délégué syndical CGT.
« Notre grande crainte, c'est d'être cédé à un acteur à but lucratif », qui ne fera plus certaines activités jugées peu rentables comme la dialyse de nuit ou la dialyse à domicile, a-t-il déclaré.
Transparence exigée
Pour Frédéric Brizé, il faut que les administrateurs judiciaires prennent en main la gestion de l'association pour rétablir ses comptes, les salariés n'ayant confiance ni dans le conseil d'administration, ni dans la direction générale en poste depuis quelques semaines, après le départ de la précédente direction elle-même restée moins d'un mois.
L'association de malades du rein Renaloo a également fait part de son inquiétude sur le sort d'Aura Paris, qui suit 1 200 des 8 900 dialysés d'Ile-de-France, selon ses chiffres.
« Nous demandons que toute la lumière soit faite sur la situation de défaillance majeure dans laquelle se trouve l'Aura Paris : sur ses causes, sur les décisions de gestion qui y ont conduit, et sur les responsabilités qui devront, le cas échéant, être pleinement établies », a-t-elle indiqué dans une lettre ouverte publiée la semaine dernière.
« On a du mal à comprendre comment une structure associative financée par des fonds publics a pu se permettre d'accumuler autant de réserves financières, et comment elle a pu les dépenser dans des investissements immobiliers hasardeux », a précisé à l'AFP Bruno Lamothe, en charge du plaidoyer chez Renaloo.
Il y a environ 57 000 patients sous dialyse en France. Ces soins pénibles pour les malades sont de bonne rentabilité financière pour les hôpitaux et centres qui les pratiquent.
Avec AFP