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Initialement poursuivie pour agression sexuelle, la qualification des faits a été requalifiée en harcèlement sexuel par le tribunal. Le ministère public décrivait un comportement « obsessionnel », « intrusif » et « déplacé » à l’égard du directeur, avec lequel la praticienne était amenée à travailler quotidiennement en tant que présidente de la CME, rappelle La Voix du Nord.
Selon le quotidien régional, les faits se seraient étendus sur près de cinq ans. Lors de l’audience, le 23 janvier dernier, il a été question de « rapprochements physiques incessants », d’une main posée sur la cuisse du directeur, d’un chemisier déboutonné en réunion, d’insistances répétées pour des rencontres en tête-à-tête et d’une tendance à s’asseoir systématiquement à ses côtés.
Face aux réticences du directeur, la médecin disait se sentir « meurtrie » ou « condamnée à perpétuité », évoquant une « souffrance inouïe », toujours selon La Voix du Nord. La procureure a estimé que la prévenue était « incapable de percevoir le non-consentement de l’autre ».
Des mails « shakespeariens »
Pour sa défense, la médecin avait soutenu que le plaignant « ne montrait pas de signe de souffrance ».
L’avocat de la médecin, qui avait qualifié les poursuites d’« ubuesques », avait sollicité en mai 2025, un renvoi du procès, afin que la prévenue puisse mettre la main sur des échanges de mais échangés au cours de la période concernée. Des courriels qualifiés de « shakespeariens » par la présidente du tribunal.
Lors de l'audience fin janvier, le parquet avait requis un sursis probatoire assorti d’une obligation de soins psychologiques. Le tribunal a finalement prononcé une peine de deux ans de prison avec sursis simple.
La condamnée a écopé en outre d’une interdiction de contact avec la victime pendant trois ans, ainsi que d’une interdiction de paraître à son domicile et dans l’hôpital concerné. Une peine d’inéligibilité de cinq ans a également été prononcée.
La praticienne dispose d’un délai de dix jours pour faire appel.
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