Herta Oberheuser est la seule femme médecin jugée lors du procès de Nuremberg.
Née à Cologne en 1911, diplômée de médecine en 1937, elle rejoint la même année le parti nazi. En 1940, elle accepte un poste au camp de concentration de Ravensbrück, réservé aux femmes, où elle travaille sous les ordres de Karl Gebhardt, coordinateur d’expérimentations médicales sur les prisonnières.
Elle participe notamment à des tests sur le sulfonamide en provoquant volontairement des fractures et en infectant les plaies, mais aussi à des mutilations et amputations réalisées sans anesthésie pour savoir si les membres et organes abimés allaient se « régénérer. »
Après la guerre, elle est condamnée à 20 ans de prison pour crimes contre l’humanité, mais libérée après quelques années pour « bonne conduite ». Elle reprend ensuite une activité de médecin généraliste en Allemagne avant d’être reconnue par une survivante, ce qui entraîne le retrait de son droit d’exercer. En revanche, elle ne retournera jamais en prison.