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Ces charges supplémentaires non financées peuvent « expliquer une part importante de l'aggravation des déficits » des établissements, indique l'Igas. En 2024, le déficit des hôpitaux publics était estimé à 3,1 milliards d'euros, rappelle l'Inspection.
La plus grosse part du manque à gagner, soit 1,1 milliard d'euros, vient « du sous-financement récurrent » de l'évolution automatique de la masse salariale due aux avancements et au vieillissement des personnels non médicaux (le « glissement-vieillesse-technicité » ou GVT), explique l'Igas.
Vient ensuite la sous-estimation des mesures salariales décidées après le Covid pour éviter la fuite des soignants de l'hôpital public, à hauteur de 457 millions d'euros.
Pas de sous-compensation de l'inflation
Enfin l'absence de revalorisation du forfait de rémunération des internes, « malgré des augmentations successives de leur rémunéraion et l'augmentation de leurs effectifs », a accru de 137 millions d'euros les dépenses non compensées des hôpitaux, indique l'Igas.
Sur l'inflation en revanche, maintes fois dénoncée par les gestionnaires d'hôpitaux, le rapport ne semble pas déceler de sous-compensation, notant que « les crédits intégrés en base devraient équilibrer les dépenses au plus tard pour 2025 ».
Avec AFP