Mort de Simon après une soirée médecine : ni l'Université, ni les étudiants sont responsables, selon la justice

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Trois étudiants, ainsi que l’Université de Lille, ont été relaxés ce mercredi après avoir comparu en janvier pour bizutage ou complicité à la suite du décès de l'étudiant en médecine Simon Guermonprez, en marge d’une soirée d’intégration en 2021. 

Mort de Simon après une soirée médecine : ni l'Université, ni les étudiants sont responsables, selon la justice

© DR 

L’Université de Lille a également été relaxée des poursuites pour homicide involontaire, de même que le chauffeur routier qui avait percuté Simon Guermonprez, l’étudiant de 19 ans, dans la nuit du 8 au 9 juillet 2021.

Cette relaxe générale avait été requise par le parquet lors du procès, le 20 janvier.

Le tribunal a estimé que les investigations n’avaient pas permis d’établir que la victime était ivre au moment des faits, ni qu’il avait été contraint de consommer de l’alcool, ni qu’il ait subit des actes humiliants ou dégradants.

Aucun des trois étudiants, dont l’une avait prêté son appartement pour la soirée, « n'a proposé ce soir-là d'alcool à Simon Guermonprez », a souligné la présidente en rendant la décision, ajoutant que les consommations étaient coupées, « une dose d'alcool pour cinq doses de boisson non-alcoolisée ».

Pas de faute non plus du chauffeur qui l'a percuté 

Les témoignages assurent que Simon Guermonprez « n'avait pas l'air ivre, n'était pas dans un état second, ne titubait pas, ne bégayait pas », ce qui était confirmé par des caméras de vidéosurveillance, a-t-elle ajouté.

Simon Guermonprez, admis en deuxième année de médecine à Lille, participait à une soirée d’intégration organisée par des étudiants plus âgés.

À l’issue de la soirée, déposé vers minuit en Uber devant le domicile de ses parents dans la métropole lilloise, le jeune homme s’est ensuite rendu sur un pont surplombant l’autoroute A27.

Selon l’enquête, il a pris un selfie avant d’être mortellement percuté par un camion circulant sur l’autoroute en contrebas, possiblement en tentant de récupérer son téléphone tombé sur les voies.

Le chauffeur du poids lourd avait affirmé à l’audience que le jeune homme se trouvait sur la bande d’arrêt d’urgence avant de se « jeter » sous son véhicule. « Je n'ai pas eu le temps de piler, il s'est jeté », avait déclaré à la barre l'homme de 50 ans.

Le tribunal, soulignant que « Simon Guermonprez avait enjambé » la rambarde de sécurité, a estimé que le chauffeur n’avait « commis aucune faute ».

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Daniel Guermonprez, le père de la victime, avait rejeté la thèse d’un suicide, estimant que la « seule conclusion » possible est que son fils était « désorienté à cause de l'alcool ».

Avec AFP

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