Fausse allergie à la pénicilline : pourquoi lever l’étiquette pourrait changer la prise en charge de 9 patients sur 10

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Derrière une mention d’allergie à la pénicilline, souvent posée dans l’enfance et jamais réévaluée, se cache parfois une perte de chance thérapeutique. Tests, réintroduction encadrée, carte d’allergie, dossier médical : le Pr Annick Barbaud détaille les stratégies pour distinguer les vrais allergiques des faux.

Fausse allergie à la pénicilline : pourquoi lever l’étiquette pourrait changer la prise en charge de 9 patients sur 10

© Midjourney x What's up Doc

Neuf patients sur dix étiquetés allergiques à la pénicilline ne le seraient pas réellement. C’est le message porté par la Société Française de Dermatologie (SFD), qui alerte sur un diagnostic « posé trop vite, rarement réévalué » et parfois lourd de conséquences. « Le gros risque, c’est d’avoir cette étiquette et d’avoir une infection grave. Et là, on est coincé. » Pour comprendre les enjeux de cette étiquette, What’s Up Doc s’est entretenu avec le Pr Annick Barbaud, cheffe du service de dermatologie et d’allergologie de l’hôpital Tenon à l’AP-HP, professeure à Sorbonne Université et coordinatrice du DES d’allergologie d’Île-de-France. La SFD précise qu’entre 5 et 15 % de la population des pays développés serait aujourd’hui étiquetée allergique aux bêt

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