Miss France en un mot : « intense »

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Le 11 décembre dernier, Anaïs Werestchack a participé au célèbre concours Miss France. On est revenue avec elle sur cette expérience pailletée.

Miss France en un mot : « intense »

Intense. C’est avec ce mot qu’Anaïs résume l’aventure qu’elle vient de vivre. Après avoir partagé avec nous sa préparation au concours Miss France, elle a finalement foulé la célèbre scène en direct le 11 décembre dernier. Si elle n’est pas repartie avec la couronne elle en ramène de nombreux souvenirs et projets.

Représentante de la région Auvergne, elle a assuré les préparatifs en parallèle de son stage d’internat en médecine générale. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas chômé. « C’était compliqué, le comité Miss Auvergne a été repris l’an dernier, donc il n’était pas encore bien rodé, j’ai tout fait par moi-même : démarcher les centres commerciaux, solliciter les gros clubs de la région pour faire des coups d’envoi, démarcher des partenaires pour les robes, les bijoux. C’était assez compliqué, j’ai quitté le cabinet seulement 15 jours avant de partir. Donc j’ai eu ce double boulot, c’était intense ! ».

Pourtant, de fait, Anaïs est une habituée des concours. Après la PACES puis l’ECN, celui-ci était bien différent. « Cette-fois, pas de QCM à cocher ! J’y allais vraiment pour m’amuser, participer à cette aventure, c'était une parenthèse dans une vie studieuse. Je n’avais pas dans l’idée d’aller loin dans le concours. C’est plutôt le fait de pouvoir prendre la parole, aller à la rencontre des gens, et le côté caritatif qui m’ont attirée ». Son meilleur souvenir ? « Ma prise de parole au JT de TF1, c'était assez impressionnant, je le regarde depuis toujours avec ma famille. Si mon grand-père était toujours parmi nous, il se serait dit que c'est incroyable

On le sait aussi, Miss France attire de houleux débats, notamment chez les féministes. Pour Anaïs, la réponse est sans appel : « oui on peut être féministe et participer au concours de Miss France. Cela fait justement partie de la liberté de la femme de s’exprimer, de faire le choix de défiler en maillot, on ne nous a jamais forcées. Quant aux critères de sélection, certains peuvent être discutables, mais c’est pour limiter le nombre déjà très important de candidatures. Et pour la question du célibat, c’est dans une optique bienveillante, notamment car le rythme d’une Miss France n’est pas vraiment compatible avec la vie de famille, ou encore pour ne pas médiatiser un divorce s’il devait survenir et rendre la situation encore plus difficile qu'elle ne l'est déjà ».

Quant aux haters, Anaïs n’y prête que peu d’attention. « C’était dur au début, je ne m’attendais pas à gagner la régionale donc je n’étais pas préparée. Mais c’est mon rêve, donc je ne vais pas me le laisser pourrir par des commentaires sur les réseaux. Je ne les regarde pas, même si j’en ai vu certains », avant de rajouter avec humour : « on m’a notamment prêtée une ressemblance avec notre Président, j’ai réagi à un post en disant que ce serait bien volontiers que rejoindrais son cabinet ministériel. Je le prends avec humour. On s’est toutes demandées à quelle sauce on allait être mangées, on en rigole entre nous ».

Le soir de l’élection, elle a réussi à faire abstraction de tout cela pour profiter pleinement de ce moment, qu’elle a si souvent regardé en famille, de l'autre côté de la télé. « Je me suis éclatée, j’avais visualisé où était ma famille. C’est un moment qui arrive une fois dans la vie, il faut profiter de chaque seconde et je connaissais bien les chorés ».

Et après ? « Je vais retourner à l’hôpital, continuer mon internat. J’ai envie de promouvoir la santé auprès d’un maximum de personnes, j’ai été contactée par une radio pour faire des chroniques. Je serais contente d’utiliser cette mise en lumière pour continuer mon travail de prévention ». C’est en effet ce qu’elle a déjà entrepris sur son compte Instagram @journalduneinterne. Et si elle avait un message à passer aux étudiants en médecine : « de poursuivre leurs rêves, mais si dans les études ce n'est pas évident, on a des fois tendance à foncer tête baissée, à remettre nos projets à plus tard. Mais c'est important de s’écouter, on ne sait pas de quoi demain sera fait. »

Retrouvez Anaïs sur Instagram : @journalduneinterne @anaiswerestchackoff ;

sur Facebook : Anaïs WERESTCHACK - Miss Auvergne 2021 

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