Attention à ne pas publier dans une « revue prédatrice », non reconnue par la Conférence des Doyens

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La Conférence des Doyens de médecine et le Conseil national des universités ont actualisé hier leur liste des revues scientifiques « recommandables » un projet qui vise à lutter contre les « revues prédatrices », guidées par le profit au détriment de toute rigueur académique. 

 

Attention à ne pas publier dans une « revue prédatrice », non reconnue par la Conférence des Doyens

© Midjourney x WUD

« Les revues dites prédatrices (ou illégitimes, ou frauduleuses) constituent une menace croissante et mondiale », ont estimé le CDD et le CNU santé, fustigeant des ouvrages qui priorisent « le profit réalisé au dépend de toute considération de qualité » des publications.

Ils ont rappelé qu’établir, soutenir, et même citer de telles revues constituent une « faute scientifique », ce qui est condamné par le Code européen de conduite pour l’intégrité de la recherche.

Depuis 2021, ces instances académiques ont ainsi nourri une liste « non-exhaustive » et modulable de près de « 3 400 revues présumées non prédatrices », et donc acceptables pour y publier ses travaux.

Tout ouvrage prétendument scientifique ne figurant pas dans cette liste peut être considéré comme une revue prédatrice. 

Des signes qui ne trompent pas 

Il est donc « de la responsabilité des auteurs » de vérifier la qualité des supports non-listés dans lesquels ils souhaitent publier leurs travaux. 

Pour les aider, la Conférence des Doyens de médecine et le CNU santé ont énuméré une vingtaine de signes qui permettent de détecter une revue prédatrice. 

Ils appellent notamment à être attentif à la composition du comité éditorial de la revue, au processus de publication et d’évaluation des contributions et à l’identité visuelle du support. 

Attention donc aux revues ou aux sites web dont le nom et l’identité rappellent ceux d’une revue de référence, qui incitent à la soumission d’articles ou mettent en avant les modalités de paiement. 

Sont aussi à éviter les supports qui ne présentent aucun rattachement à un organisme savant reconnu, délivrent peu d’informations sur les affiliations des membres du comité de rédaction, regroupent des scientifiques internationaux non-qualifiés… Et qui ne mettent pas en avant de politique de lutte contre le plagiat ou de retrait. 

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/pour-les-medecins-la-verification-des-connaissances-est-quotidienne

Dans une logique participative et d’amélioration, le CDD et le CNU santé ont enfin mis à disposition un formulaire visant à dénoncer, parmi les 3 400 revues listées, celles qui pourraient être « considérées comme inacceptables ou suspectes »

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