© IStock
La tension monte à l'hôpital. Après les syndicats de fonctionnaires, qui prévoient une mobilisation le 20 juin, les médecins se rebellent à leur tour.
"L'hôpital public s'effondre par pans entiers", dénoncent trois syndicats de praticiens hospitaliers (CMH, INPH, Snam-HP) dans un communiqué diffusé avant-hier, appelant à "une journée de grève et d'actions pour la journée du 4 juillet".
Les blouses blanches entendent ainsi protester contre une situation qui "n'a jamais été aussi grave" pour cette profession "devenue un véritable repoussoir", tant pour "les jeunes médecins (qui) ne veulent plus s'engager" à l'hôpital que pour ceux "de tous les âges (qui) démissionnent de plus en plus".
Ils demandent notamment "une augmentation générale de l'ensemble des rémunérations pour tenir compte de l'inflation"
Les trois syndicats - qui représentent plus de 40% des praticiens, et même 70% des hospitalo-universitaires - mettent aussi la pression sur le ministère de la Santé en exigeant "la reprise immédiate des négociations" suspendues depuis un mois.
Ils demandent notamment "une augmentation générale de l'ensemble des rémunérations pour tenir compte de l'inflation", ainsi qu'une "revalorisation immédiate" des gardes et astreintes de nuit et du weekend, principales causes de "la pénibilité de l'exercice médical hospitalier".
Avec AFP
A voir aussi
Asalée : la CFDT monte au front et réclame une mise sous sauvegarde judiciaire
Hausse de 5,33 % du revenu des médecins en 2024 : à relativiser selon la CARMF
Cotisations ordinales 2026 : la facture s’alourdit pour les médecins en société
30% des infirmières confrontées à des avances de leurs patients : une campagne pour changer les choses