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« L'engagement du gouvernement est total », a déclaré Stéphanie Rist à l'occasion d'un point sur l'avancée d'un plan pluriannuel engagé en 2024. Elle évoque « une hausse de 25 % des dépenses en soins palliatifs » depuis son lancement.
Cette « stratégie décennale » vise à accélérer le développement des soins palliatifs jusqu'en 2034 et prévoit notamment d'augmenter de plus d'un milliard d'euros les budgets prévus en la matière d'ici à cette échéance.
Pour l'heure, « 352 millions d'euros de plus ont été mobilisés sur la période 2024-2025 », a rapporté Stéphanie Rist. « C'est 157 millions de plus que prévu. »
Débat indissociable ?
La nécessité de développer les sois palliatifs fait l'objet d'un large consensus politique face à un manque d'offre, de multiples départements ne disposant pas d'une unité dédiée.
Mais les débats sont vifs quand le sujet est abordé au regard de la légalisation possible d'une « aide à mourir », que ce soit la possibilité d'une assistance au suicide ou d'une euthanasie, et alors que les députés finissent d'examiner pour la deuxième fois deux textes sur la fin de vie avant de se prononcer demain.
Les opposants à l'aide à mourir jugent inacceptable d'ouvrir une telle possibilité au vu de l'insuffisance en soins palliatifs. Ses partisans estiment au contraire qu'il n'est pas possible de dissocier les deux sujets.
A la veille du vote des députés, Stéphanie Rist a mis en avant certaines réalisations concrètes du plan sur les soins palliatifs, telles la création d'unités spécialisées.
« Quatre départements ont ouvert une unité de soins palliatifs en 2025 (et) neuf nouvelles ouvriront en 2026 », a-t-elle détaillé, citant « une augmentation de 8,4 % du nombre total de lits dédiés aux soins palliatifs » entre 2024 et 2025.
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La ministre a toutefois admis que des travaux restaient à « enclencher », un tiers des mesures du plan n'étant pas encore mises en oeuvre. Elle évoque notamment « le soutien aux aidants, au bénévolat (et) aux collectifs d'entraide ».
Avec AFP