Aide ou assistance à mourir : la SFAP dit non, quelle que soit la forme

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La Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) exprime de « vives réserves » sur les amendements adoptés hier par le Sénat en commission dans le cadre de l’examen du texte sur l’aide à mourir, estimant que ceux-ci « inscrivent plus explicitement encore la mort provoquée dans le champ du soin ».

Aide ou assistance à mourir : la SFAP dit non, quelle que soit la forme

© iStock 

Hier, la commission des Affaires sociales du Sénat a largement remanié la proposition de loi instaurant une aide à mourir, telle que votée au printemps 2025 par l’Assemblée nationale

Les sénateurs ont préféré au terme d’« aide à mourir » celui « d’assistance médicale à mourir », qui ne serait ainsi plus un « droit » pour les patients à proprement parler. 

Les conditions d’accès ont été également considérablement durcies, seuls les patients « au pronostic vital engagé à court terme » seraient concernés. 

Ces amendements « ne constituent ni une rupture ni une inflexion de fond », estime la SFAP dans un communiqué, mais « renforcent au contraire la logique » du dispositif initial. 

Selon elle, ceux-ci créent « une confusion préjudiciable pour les patients, les soignants et le cadre éthique de la médecine ».

Un avis tranché dans tous les cas

La SFAP critique notamment l’assimilation du « geste létal » à un acte thérapeutique, intégré au Code de la santé publique et mis en œuvre par des professionnels de santé. 

Une telle approche « va à l’encontre des principes fondamentaux de l’éthique médicale et altère profondément le sens du soin », écrit-elle.

La société savante met également en garde contre une « confusion » entre la sédation profonde et continue – qui n’a pas pour intention de donner la mort – et « un geste létal dont la finalité est explicitement de provoquer le décès ». Cette confusion « fragilise la compréhension des patients et la pratique des soignants », juge-t-elle.

Enfin, « plusieurs garanties sont affaiblies et les procédures accélérées », conduisant à « un dispositif globalement plus permissif », malgré des critères « présentés comme plus restrictifs ».

La SFAP s’est toujours opposé à la création d’une aide à mourir, estimant qu’un tel dispositif menace la nature même du soin, à savoir « préserver la santé et soutenir le désir de vivre »

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En commission, les sénateurs ont par ailleurs adopté la proposition de loi sur les soins palliatifs – l’autre volet du texte sur la fin de vie – y apportant là-aussi plusieurs modifications, dont la suppression d’un « droit opposable à l’accompagnement et aux soins palliatifs »

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