Croix Saint-Simon en redressement judiciaire : 37 offres de reprise, beaucoup d'emplois menacés

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La Fondation Oeuvre de la Croix Saint-Simon, qui gère 65 structures du secteur médical et médico-social, principalement à Paris, a reçu 37 offres de reprise dans le cadre de sa procédure de redressement judiciaire, mais les syndicats s'inquiètent de la suppression potentielle de 500 emplois.

Croix Saint-Simon en redressement judiciaire : 37 offres de reprise, beaucoup d'emplois menacés

© ChatGPT x What's up Doc

 

En difficultés financières, la fondation, qui emploie 1 800 salariés, a été contrainte d'engager un plan de cession de l'ensemble de ses activités.

Au total, 37 offres de reprise ont été déposées par différents acteurs, principalement des associations, fondations et groupes mutualistes, indique un point de situation de la direction, consulté par l'AFP. Elles concernent 48 établissements. 

Parmi les structures qui ne font l'objet d'aucune offre figurent des crèches, un lieu d'accueil enfant-parent, un centre de santé ainsi que le Centre national soins palliatifs et fin de vie.

400 ou 500 emplois en jeu

« Près de 500 postes sont directement menacés », dénonce une intersyndicale dans un communiqué, accusant les repreneurs « de venir chercher » ce qu'ils « estiment être rentable pour leur compte ». L'intersyndicale (CGT, CFE-CGC, CFDT, SECI) appelle les salariés de la fondation à manifester mercredi à la mi-journée devant l'Assemblée nationale.

Contactée par l'AFP, la fondation estime, elle, qu'il s'agit plutôt pour l'heure de 400 emplois. « Mais d'ici l'audience au tribunal, les offres peuvent être améliorées », souligne la directrice générale adjointe Emmanuelle Soublin.

Les candidats repreneurs peuvent notamment proposer d'augmenter le nombre de salariés repris dans une structure ou de reprendre des structures supplémentaires.

Ils avaient jusqu'au 15 juin pour déposer leurs offres initiales. Ils peuvent les améliorer jusqu'à 48 heures avant la date d'audience au tribunal de commerce, qui devrait avoir lieu courant septembre.

La décision du tribunal concernant l'offre ou les offres retenue(s) est attendue en octobre.

Causes disputées 

En avril, la fondation avait annoncé dans un communiqué la décision des administrateurs judiciaires d'engager un plan de cession globale au moyen d'un appel d'offres, « pour préserver le maximum des emplois » et « éviter la liquidation totale ».

« Comme de nombreux acteurs des secteurs sanitaire, médico-social et social, en particulier non lucratifs, la Fondation est confrontée à des difficultés financières », avait-elle expliqué. Citant notamment des « tensions sur les subventions », des « charges nouvelles liées notamment à la hausse des prix et aux dispositions du Grenelle de la Santé », auxquelles se sont ajoutées « des causes plus spécifiques liées à la croissance rapide de la Fondation depuis 2023 ».

Les représentants du personnel CGT critiquent eux une « gestion financière défaillante », « un management autoritaire de la direction générale » et « une possible fraude » au sein d'un centre de santé.

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/ca-y-est-asalee-est-placee-en-redressement-judiciaire-et-sa-direction-ecartee

Fin 2025, un contrôle a permis de constater des pratiques frauduleuses de praticiens au sein d'un centre de santé de la Fondation, selon une précision de la direction transmise à l'AFP mardi. S'estimant « victime », elle a porté plainte contre les praticiens mis en cause.

« Les 800 000 euros d'indus ne justifient pas les près de 15 millions d'euros de pertes annuelles et la situation financière de la Fondation », indique-t-elle, soulignant que « les deux situations ne sont pas liées ».

Avec AFP

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