Désogestrel et méningiome : « Au moindre symptôme, il faut avoir l’IRM facile »

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Alors que l’ANSM vient d’adresser des courriers d’information aux utilisatrices de désogestrel et à leurs prescripteurs, le risque de méningiome associé à ce contraceptif reste faible, mais augmente avec la durée d’utilisation. L’arrêt peut favoriser une régression de la tumeur, sans signifier sa disparition, explique le Dr Alain Weill, épidémiologiste et spécialiste des risques de méningiomes liés aux traitements progestatifs.

Désogestrel et méningiome : « Au moindre symptôme, il faut avoir l’IRM facile »

© Midjourney x What's up Doc

Depuis septembre, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) informe individuellement les femmes majeures ayant bénéficié d’une délivrance de désogestrel 75 µg au cours des douze derniers mois. Les professionnels de santé ayant prescrit ce contraceptif sur la même période sont également destinataire d’un courrier. Objectif : rappeler le risque, certes très faible, de méningiome associé à cette pilule et encourager les échanges entre patientes et prescripteurs, notamment sur la nécessité de réévaluer chaque année la contraception.

Le méningiome peut régresser après l’arrêt du progestatif, mais il ne disparaît pas pour autant. Cette distinction éclaire les résultats de l’étude d’EPI-PHARE publiée en juin 2025 dans le BMJ. L’utilisation continue de désogestrel 75 µg pendant

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