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En 2024, le revenu des médecins libéraux a progressé de 5,33 %, selon la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF). Pour analyser cette évolution, la caisse explique avoir changé d’indicateur, estimant que « le bénéfice non commercial (BNC) reflète de moins en moins fidèlement la totalité des revenus médicaux, notamment avec le développement des nouveaux modes de rémunération ».
Une nouvelle façon de calculer
La CARMF s’appuie désormais sur le revenu net d’activité indépendante (RNAI), présenté comme « un revenu global qui regroupe l’ensemble des revenus du médecin, dont les bénéfices non commerciaux (BNC), les revenus de gérance et les primes Madelin ». Cet indicateur a, selon la caisse, « l’avantage de capter les évolutions des revenus de l’ensemble de la population médicale tout en reflétant les variations de revenu individuel ».
Entre 2023 et 2024, le RNAI augmente de 5,33 % pour l’ensemble des médecins, contre 2,03 % entre 2022 et 2023. La hausse est plus marquée chez les médecins généralistes, avec une progression de 8,70 %, tandis que le revenu des médecins spécialistes augmente de 3,08 %. La CARMF avance comme principale explication « le passage de la valeur du G de 25 à 26,50 euros fin 2023 ».

Depuis 2017, le coût de la vie augmente plus vite que le tarif des consultations. ©CARMF
Cette évolution doit toutefois être replacée dans un contexte plus large. La CARMF souligne que « cette augmentation des revenus doit être mise en perspective avec l’inflation depuis 2017 », date de la précédente mise à niveau de la valeur des actes médicaux. Le graphique joint au communiqué compare ainsi l’évolution de l’inflation et celle du tarif de l’acte médical de référence, montrant que la hausse récente ne compense que partiellement l’augmentation du coût de la vie sur la période.
Les données détaillées sont disponibles sur le site de la CARMF.
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