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Plusieurs centaines de chirurgiens, anesthésistes et gynécologues-obstétriciens se sont « exilés » symboliquement dans la capitale belge, de dimanche à mercredi. Cette action, initiée notamment par le syndicat Le Bloc, qui représente les professions du bloc opératoire, constituait le point d’orgue de leur mouvement de contestation.
Les organisateurs entendaient ainsi démontrer leur poids dans l’offre de soins française. Selon eux, cette mobilisation a conduit les pouvoirs publics à procéder à « des réquisitions massives » afin de limiter les fermetures de blocs opératoires dans les cliniques privées.
Réquisitions contestées
« Des réquisitions ont été effectuées par listes de spécialistes portées aux directions des établissements, c’est illégal », a dénoncé Philippe Cuq, président du syndicat Le Bloc, lors d’une conférence de presse.
Il a rappelé qu’une réquisition devait normalement être adressée personnellement au médecin concerné, par courriel ou par remise à domicile par un représentant des forces de l’ordre.
Selon Philippe Cuq, entre 400 et 500 médecins ont ainsi été contraints de travailler, réduisant la participation à l’« exil » bruxellois à environ 1 500 personnes, réparties dans une trentaine de bus, contre près de 2 000 participants initialement attendus.
Dépassements d’honoraires en ligne de mire
La question des dépassements d’honoraires cristallise une large part du mécontentement. Les praticiens de bloc opératoire estiment que leur plafonnement les empêche d’investir dans des robots chirurgicaux et du matériel de haute précision. « Notre système de soins est incapable de financer l’innovation thérapeutique », a fustigé l’un d’eux.
Ils accusent également les organismes gestionnaires des assurances complémentaires santé de ne pas prendre en charge ces dépassements à la hauteur de leurs capacités financières.
Cette action à Bruxelles, à laquelle participaient aussi le syndicat national des urologues et celui des anesthésistes libéraux, s’inscrit dans le mouvement plus large de grève de la médecine libérale, du 5 au 15 janvier.
Avec AFP
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