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Enfant, elle se rêvait écrivaine. Si Amélie Cadier-Loriaud a choisi la médecine, c’est autant par pragmatisme que par désir d’utilité. Formée à Bordeaux, elle découvre très tôt les contradictions de l’hôpital : une formation intellectuellement exigeante, mais peu d’espace pour interroger la violence des situations, la hiérarchie ou le sens du soin.
Après un début d’internat en gastro-entérologie, elle se réoriente vers la radiologie, puis l’imagerie de la femme, y trouvant une pratique plus soutenable et plus relationnelle.
C’est à partir de 2021 que son besoin d’écrire et de penser s’impose à nouveau. Elle réduit son temps de travail puis quitte l’hôpital, et reprend alors des études de philosophie, jusqu’à s’engager dans une thèse de doctorat sur la santé durable.
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