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Saïd Ouichou — Médecin généraliste, UDI, centriste (Marseille)
Des quartiers Nord à l’arène politique
Médecin généraliste installé depuis vingt ans dans les quartiers nord de Marseille, Saïd Ouichou a confirmé sa candidature à la mairie des 15e et 16e arrondissements. Figure médicale locale, son cabinet de La Viste accueille chaque année plus de 4 000 patients, souvent issus de familles qu’il suit sur plusieurs générations. Il fonde sa démarche sur cette expérience de terrain, dénonçant l’abandon du secteur en matière de sécurité, d’accès aux soins, d’éducation et d’emploi. Engagé de longue date contre les violences faites aux soignants — un combat déjà abordé dans What’s up Doc — il revendique une candidature « de terrain », axée sur l’écoute et des solutions concrètes. Se définissant comme centriste, refusant les extrêmes, il s’inscrit dans le mouvement « Marseille à cœur » et soutient la candidature du Pr Frédéric Collart à la mairie centrale. Nommé secrétaire national de l’UDI en charge de la santé, il entend participer à la structuration d’une offre politique réunissant centre et droite à Marseille.

Frédéric Collart — Chirurgien cardiaque, sans étiquette (Marseille)
Une ambition municipale construite de longue date
Chirurgien cardiaque, chef de service à l’AP-HM (La Timone) et conseiller départemental des Bouches-du-Rhône, Pr Frédéric Collart a confirmé sa candidature aux élections municipales de Marseille prévues en mars 2026. Belge de naissance, installé à Marseille depuis ses études de médecine, il exerce depuis de nombreuses années en milieu hospitalier, tout en ayant occupé des responsabilités politiques locales, notamment comme vice-président de la métropole Aix-Marseille-Provence entre 2016 et 2018, en charge de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la santé. Officiellement candidat depuis plus d’un an, il porte le mouvement « Marseille à cœur », lancé en 2022, et revendique une ligne ni de gauche ni de droite, refusant toute alliance avec les exécutifs sortants municipaux ou métropolitains. Formé au management des politiques publiques à Sciences Po Paris, il affirme vouloir apporter une autre méthode de gouvernance, fondée sur l’écoute, la compétence et le dépassement des clivages partisans. S’il reconnaît que la santé n’est pas une compétence municipale directe, il fait de l’égalité d’accès aux soins, de la prévention, de la prise en charge du vieillissement et de la lutte contre la précarité des priorités de son projet. Il dit vouloir continuer à exercer la médecine, au moins partiellement, y compris en cas d’élection, et s’inscrit dans une filiation assumée avec Robert Vigouroux, ancien maire de Marseille et médecin.

Pascal Dureau — Médecin généraliste, sans étiquette (Vénissieux)
Un retour en campagne après 2020
Médecin généraliste installé à Vénissieux depuis 1990, Pascal Dureau a annoncé sa candidature aux élections municipales de 2026, devenant le premier candidat officiellement déclaré dans la commune. Ancien conseiller municipal d’opposition de 2014 à 2020, ex-socialiste, il s’était déjà présenté en 2020 à la tête d’une liste citoyenne divers gauche, recueillant 8,89 % des voix au premier tour, sans donner de consigne de vote au second. Il conduit cette fois une liste sans étiquette baptisée « Vénissieux plurielle », qu’il dit déjà complète et regroupant la quasi-totalité des élus d’opposition. Médecin dans les quartiers de Charréard et des Minguettes, propriétaire de deux cabinets médicaux dans la commune, il n’y réside pas mais y vote depuis 2013. Revendiquant une démarche de rassemblement au-delà du clivage droite-gauche, sa liste pourrait néanmoins s’orienter vers le centre droit, avec la présence annoncée d’élus LR et UDI issus de l’opposition municipale. Il défend un projet visant à « réanimer la ville » et à renouer le dialogue avec les habitants.

Sophie Choplin — Médecin généraliste, candidate transpartisane (Cholet)
Une candidature ancrée dans l’engagement médical et associatif
Médecin généraliste au cabinet Jean-Bernard Nord, Sophie Choplin, 52 ans, a officialisé le 24 janvier 2026 sa candidature aux élections municipales de Cholet. Présidente depuis juillet 2024 de l’Amicale des omnipraticiens du Choletais (AMOC), elle conduit une huitième liste transpartisane intitulée « Osez l’avenir ! Agissons ensemble ! ». Choletaise depuis quinze ans, elle revendique une connaissance fine du territoire acquise par son exercice médical et son engagement associatif. Déjà élue conseillère municipale en 2020 sur une liste de fusion conduite par Anne Hardy, elle avait quitté le conseil après neuf mois pour revenir à l’action de terrain. Interlocutrice reconnue des collectivités, de l’ARS et de l’hôpital via l’AMOC, elle fait de l’accès aux soins l’un des axes majeurs de son projet. Critique de la gouvernance municipale sortante, elle avance cinq priorités : logement, sécurité, santé, éducation et commerce, et défend une méthode plus participative et transversale.

Paul Le Meut — Médecin généraliste, sans étiquette (Vezin-le-Coquet)
Une candidature issue de la majorité sortante
Médecin généraliste installé à Vezin-le-Coquet, Paul Le Meut a été désigné candidat aux élections municipales de mars 2026 par la liste « Vezin Nouvel Élan ». Vezinois depuis dix-huit ans, ancien premier adjoint au maire lors de la précédente mandature, il revendique une bonne connaissance du fonctionnement communal, des finances locales et des dossiers structurants, acquise au cours de deux mandats d’élu. Il a quitté l’exécutif municipal après plusieurs désaccords avec le maire en place. En parallèle de son exercice médical, il a occupé des fonctions dans le domaine de la formation, avec des responsabilités managériales qu’il met aujourd’hui en avant. Sa candidature s’inscrit dans une volonté de « réveiller » une commune qu’il juge en perte de dynamisme, dans un contexte budgétaire contraint, en renforçant son positionnement auprès des institutions et de Rennes Métropole. Il défend une démarche participative, fondée sur la concertation avec les habitants et des groupes de travail thématiques chargés d’élaborer un programme en phase avec les attentes locales. Sa liste, encore incomplète à quatre mois du scrutin, vise notamment à attirer des profils plus jeunes et des habitants de quartiers aujourd’hui peu représentés.

Georges Meyer — Médecin généraliste, apolitique (Saint-Donat-sur-l’Herbasse)
L’efficience comme ligne directrice
Médecin généraliste à Saint-Donat-sur-l’Herbasse depuis plus de vingt ans, Georges Meyer, 49 ans, est candidat aux élections municipales de mars 2026 à la tête de la liste apolitique « Ensemble, vivons Saint-Donat ». Très impliqué localement, il a notamment participé au projet de création d’une maison de santé destinée à lutter contre la désertification médicale. Approché dès 2020, il a choisi de franchir le pas en s’appuyant sur la proximité construite avec les habitants dans le cadre de son exercice médical, qu’il affirme vouloir poursuivre s’il est élu. Sa candidature repose sur un projet élaboré depuis plus d’un an avec 27 colistiers aux profils variés, structuré autour du principe d’efficience. Critique à l’égard de la municipalité sortante, qu’il juge dépourvue de vision à moyen et long terme, il met en avant les enjeux d’anticipation liés à la croissance démographique, aux infrastructures, aux finances locales et à la sécurité. Parmi les pistes défendues figurent des projets sur les écoles, le commerce, l’environnement et la sécurité, avec notamment l’idée d’une mutualisation intercommunale d’une police municipale armée.

Denis Bertolaso — Médecin généraliste, centre (Tonneins)
La notoriété médicale comme capital politique
Médecin généraliste à Tonneins depuis quarante-cinq ans, Denis Bertolaso, 71 ans, s’est lancé dans la course aux municipales de mars 2026 après avoir annoncé son départ à la retraite médicale en juin. Figure connue de la commune, il revendique une candidature « hors de tous les extrêmes », positionnée au centre, dans un contexte politique local marqué par de fortes tensions et des recompositions inédites. Longtemps perçu avant tout comme le médecin de famille de plusieurs générations de Tonneinquais, il assume aujourd’hui vouloir prolonger son engagement autrement, après avoir trouvé un successeur à son cabinet. Sa candidature a rebattu les cartes dans une élection déjà très ouverte, face à une liste soutenue par le maire sortant et à une opposition de gauche structurée de longue date. Soutenu notamment par l’ancien maire et sénateur Jean-Pierre Moga, critique de l’alliance de la majorité sortante avec l’extrême droite, Denis Bertolaso entend incarner une alternative jugée plus consensuelle, misant sur son ancrage local et son indépendance politique dans une ville où les équilibres électoraux sont particulièrement instables.

Alain Champeil — Médecin généraliste, sans étiquette (Champdeniers)
Une candidature portée par l’expérience municipale
Médecin installé de longue date à Champdeniers, Alain Champeil est le premier candidat à s’être déclaré pour succéder au maire sortant aux élections municipales de mars 2026. Figure locale très impliquée dans la vie communale, il revendique un engagement ancien et multiforme : ancien maire pendant treize ans, plusieurs fois élu municipal, vice-président de la Maison pour tous, président du club de football et ancien commandant des pompiers. Il met en avant son rôle dans l’organisation de projets collectifs, notamment la campagne de vaccination contre le Covid-19, des actions de jumelage international et la relance partielle de son activité médicale pour lutter contre le désert médical, en accueillant un stagiaire. Sa candidature est principalement motivée par le projet de fusion avec les communes voisines de Cours et de Pamplie, qu’il présente comme un levier structurant pour l’avenir du territoire, en s’appuyant sur des équipements et services déjà mutualisés. Il appelle aujourd’hui les habitants favorables à cette commune nouvelle à rejoindre sa démarche.

Thierno Bah — Médecin, ex-LR, liste sans étiquette (Gaillac)
Un engagement politique revendiqué au niveau local
Médecin installé à Brens (commune voisine de Gaillac) et référent local du parti Les Républicains, le Dr Thierno Bah s’est engagé dans la course aux élections municipales de mars 2026 à Gaillac à la tête d’une liste baptisée « Gaillac Autrement ». Fort d’un parcours politique antérieur — conseiller municipal d’opposition à Brens en 2020, candidat LR aux législatives de 2024 dans la deuxième circonscription du Tarn et acteur de la vie associative et sportive locale — il affirme vouloir « s’engager sur un territoire » en construisant un projet qu’il présente comme apolitique et rassemblant largement les citoyens autour des enjeux locaux. Sa démarche repose sur la volonté d’impliquer les habitants, d’aborder des thèmes tels que les investissements nécessaires à l’attractivité économique, le soutien aux commerçants, la sécurité ou encore la coopération intercommunale, tout en visant un développement équilibré de la commune. Bien que figurant historiquement parmi les cadres locaux de LR, il est récemment devenu sans soutien officiel de son parti pour cette campagne, celui-ci ayant choisi d’investir une autre candidate pour le scrutin municipal, ce que Bah a critiqué comme une déconnexion entre les appareils nationaux et le terrain.

Philip Derleder — Futur médecin, Debout la France (Sarreguemines)
Une candidature clivante assumée
Médecin en fin de formation, Philip Derleder s’est déclaré candidat aux élections municipales de 2026 à Sarreguemines sous la bannière de Debout la France. Âgé de 55 ans, originaire du nord de l’Allemagne et naturalisé français, il présente un parcours atypique : infirmier diplômé en 1998 à Berlin, il a exercé de nombreuses années en Allemagne puis en France avant de reprendre des études de médecine à la faculté de Homburg, en Sarre, à partir de 2014. Installé à Sarreguemines, il termine aujourd’hui sa formation hospitalière en Allemagne, après un passage en néphrologie puis en pédiatrie à l’hôpital de Sarrelouis, et prévoit d’obtenir en 2027 l’équivalence auprès de l’ARS pour s’installer en Moselle comme médecin généraliste avec une orientation pédiatrique. En politique, il assume un ton volontairement provocateur, dénonçant la dégradation du cadre de vie et la paupérisation de la ville, et défend une ligne qu’il qualifie de droite « pragmatique ». Parmi ses priorités figurent la propreté urbaine, la sécurité, les questions de circulation et d’aménagement, ainsi qu’une plus grande association des habitants aux décisions municipales, notamment par le recours à des référendums locaux.

Muriel Caron-Guérin — Médecin généraliste, apolitique (Feuquières)
Redynamiser un village en perte d’attractivité
Médecin généraliste exerçant depuis plus de vingt-cinq ans sur le territoire, Muriel Caron-Guérin est candidate aux élections municipales de mars 2026 à Feuquières, commune dont elle connaît finement la population. Déjà engagée lors du scrutin de 2020, elle conduit une liste apolitique de seize candidats, « Ensemble, dynamisons Feuquières », composée majoritairement d’actifs âgés de 30 à 50 ans. Si elle a transféré début 2021 une partie de son activité médicale à la maison de santé pluriprofessionnelle de Formerie, c’est, explique-t-elle, en raison de conditions d’exercice devenues incompatibles avec les normes et faute de solution immobilière trouvée localement malgré plusieurs demandes auprès de la municipalité. Elle affirme que cette réorganisation professionnelle lui permet aujourd’hui de dégager du temps et ne constitue pas un frein à un engagement municipal. Sa candidature repose sur un projet de redynamisation du village, marqué selon elle par une baisse démographique, avec des priorités portant sur l’accès à la propriété, le développement de nouveaux logements sur des terrains communaux, les mobilités et un programme qu’elle veut « lucide », réalisable et hiérarchisé dans le temps.

Michel Cadet — Médecin, Horizons (Périgueux)
Une campagne structurée dès 2024
Médecin de profession, âgé de 64 ans, Michel Cadet est le premier candidat officiellement déclaré aux élections municipales de 2026 à Périgueux, dès la fin de l’année 2024. Conseiller municipal d’opposition depuis 2020 et membre du parti Horizons, il conduit la liste « Unir Périgueux » et a été le premier à dévoiler à la fois son programme et ses 34 colistiers, présentés le 8 janvier 2026. Ancien allié de l’ex-maire Antoine Audi, il s’en démarque désormais clairement, tout en rassemblant autour de lui plusieurs figures de la droite et du centre périgourdins, dont des élus issus des précédentes majorités municipales. Revendiquant une démarche « ni de droite ni de gauche », il affirme vouloir rompre avec les logiques partisanes et les ambitions personnelles, et s’appuie sur son expérience de l’opposition municipale pour proposer une autre méthode de gouvernance. Son programme met en avant des priorités telles que la sécurité, l’éducation, la culture, l’économie ou la gestion des services urbains. Attaqué sur ses positionnements politiques, notamment sur ses relations avec certains élus du Rassemblement national, il affirme vouloir s’adresser à l’ensemble des électeurs et se dit concentré exclusivement sur l’objectif de la mairie de Périgueux.

Guillaume Barucq — Médecin généraliste, sans étiquette (Biarritz)
Une troisième candidature avec constance
Médecin généraliste, Guillaume Barucq, 48 ans, est candidat aux élections municipales de mars 2026 à Biarritz, pour la troisième fois. Ancien adjoint à l’environnement entre 2014 et 2020, aujourd’hui élu d’opposition, il a décidé de repartir en campagne après les conseils municipaux houleux autour du projet Aguilera, qu’il juge contraires à ses principes. Sans étiquette partisane, il revendique un positionnement à la fois environnemental et libéral, au sens de la protection des libertés individuelles, et une expérience complète de l’action municipale, à la fois dans l’exécutif et dans l’opposition. Son projet, en cours d’élaboration, s’inscrit dans la continuité de son programme de 2020 et place l’eau au cœur de sa vision — balnéaire, climatique et thermale — avec notamment des propositions autour des équipements aquatiques et du site d’Aguilera. Opposé à la bétonisation des espaces sportifs et naturels, il défend une autre approche de l’urbanisme, des mobilités douces et du stationnement, ainsi qu’une gestion plus autonome des grandes infrastructures locales. Il affirme conduire une liste citoyenne et participative, composée à la fois de fidèles des précédentes campagnes et de nouveaux profils, et se présente comme un candidat identifié, indépendant des partis politiques.

Pascal Martin — Médecin, sans étiquette (Vire Normandie)
Une entrée en politique municipale
Médecin et figure de l’opposition locale, Pascal Martin a annoncé début 2025 sa candidature aux élections municipales de mars 2026 à Vire Normandie. Déjà candidat à plusieurs scrutins nationaux et européens, il se lance pour la première fois dans une élection municipale, à la tête de la liste « Vire Normandie, Votre Territoire, Votre Avenir », qui est, à ce stade, la seule officiellement déclarée dans la commune. Revendiquant un positionnement hors des grands blocs politiques — ni à gauche, ni au Rassemblement national, ni au centre — il dit vouloir incarner une autre manière de faire de la politique locale, fondée sur le travail de fond et la proximité. Sa campagne, préparée de longue date, s’appuie sur un programme qu’il affirme mûri depuis six ans et enrichi par une équipe de colistiers en partie jeunes, dévoilés progressivement sur les réseaux sociaux. Parmi les premières priorités avancées figurent la gestion des déchets, le coût de l’eau, l’éclairage public et plus largement l’attractivité du territoire. Ayant levé le pied sur son activité médicale, il assure rester impliqué au cabinet tout en se consacrant pleinement à ce projet municipal.

Charly Crespe — Médecin psychiatre, droite républicaine (Le Grau-du-Roi)
Un retour après l’échec de 2020
Médecin psychiatre libéral, Charly Crespe, 36 ans, est de nouveau candidat aux élections municipales de mars 2026 au Grau-du-Roi. Conseiller municipal d’opposition, il s’était déjà présenté en 2020, créant la surprise en se qualifiant pour le second tour et en rassemblant une partie de la droite locale, avant de s’incliner face au maire sortant avec 41,79 % des voix. Sympathisant d’une droite républicaine, il affirme toutefois vouloir dépasser les clivages partisans à l’échelle locale et défendre une démarche fondée sur le rassemblement et la confiance dans la vie politique. Sa candidature s’appuie sur une campagne de terrain qu’il dit engagée de longue date, marquée par la présentation anticipée d’une liste de trente colistiers, dont plusieurs adjoints déjà désignés. Il met en avant des priorités telles que la sécurité, le respect des traditions locales et la dynamisation de la commune tout au long de l’année. Critique à l’égard du bilan du maire sortant, notamment sur les questions de santé et d’équipements publics, il revendique une proximité accrue avec les habitants et se réfère au modèle de l’ancien maire Étienne Mourrut, qu’il cite comme source d’inspiration pour un engagement municipal durable et présent sur le terrain.

Romain Bossis — Médecin généraliste, gauche (La Roche-sur-Yon)
Une investiture sans primaire
Médecin généraliste à La Roche-sur-Yon, Romain Bossis est le candidat investi par le collectif de gauche « Consultation citoyenne » pour les élections municipales de mars 2026. Conseiller municipal d’opposition depuis 2020, il avait été élu au second tour après la fusion des listes de gauche, après s’être présenté au premier tour sur la liste des Voies citoyennes. Son investiture est intervenue sans primaire, faute de candidat concurrent, et s’appuie sur un rassemblement associant le Parti socialiste, une partie des écologistes yonnais, La France insoumise et d’anciens élus de gauche, dans un contexte de recomposition marqué par le retrait de Place publique, du Parti communiste français et des Écologistes du cadre initial de discussion. Romain Bossis dit toutefois poursuivre les échanges afin d’élargir le rassemblement. Il conduit une candidature inscrite à gauche, portée par un collectif citoyen, et entend lancer officiellement sa campagne lors d’une réunion publique organisée le 18 mai 2025 à La Roche-sur-Yon.

André Fontaine — Médecin gériatre, sans étiquette (Rieux)
L’ancien maire de retour
Médecin de formation, spécialiste en gériatrie, André Fontaine, 80 ans, est candidat aux élections municipales de mars 2026 à Rieux, commune dont il a déjà été maire entre 2014 et 2020. N’ayant pas brigué un nouveau mandat en 2020 pour des raisons de santé, il affirme aujourd’hui les avoir surmontées et se représenter à la demande d’habitants préoccupés par le manque de dynamisme démographique de la commune. Natif d’Issoudun, il a exercé la médecine pendant vingt-cinq ans dans le Nord avant de s’installer en Bretagne sud en 1999, après avoir notamment dirigé pendant cinq ans une maison d’accueil pour personnes âgées dépendantes et participé à la création du premier service exclusivement dédié à la maladie d’Alzheimer. À la tête de la municipalité de 2014 à 2020, il met en avant un bilan marqué par plusieurs équipements structurants réalisés à budget équilibré. Pour 2026, il place le développement de l’habitat au cœur de son projet, qu’il présente comme un levier prioritaire de redynamisation, et défend une méthode de gestion qu’il compare à celle d’un chef d’entreprise, en insistant également sur le renforcement de l’offre culturelle et le rôle rassembleur du maire.

Thierry Nadal — Médecin généraliste, sans étiquette (Agde)
Un ancien adjoint en rupture avec la majorité
Médecin généraliste installé à Agde depuis 1988, Thierry Nadal, 58 ans, est candidat aux élections municipales de mars 2026 à la tête du mouvement « 100 % Agde ». Ancien adjoint au maire délégué à l’urbanisme entre 2008 et 2012, il avait démissionné à l’époque en raison de désaccords de fond, notamment sur l’attribution de permis de construire. Revendiquant une candidature sans étiquette, il affirme vouloir incarner un « renouveau » fondé sur le dialogue et la proximité, tout en conservant une partie de son activité médicale. Sa démarche repose sur un diagnostic qu’il dit partagé par son équipe, mettant en avant le coût de l’eau, la pression immobilière, le manque de logements sociaux, la saisonnalité touristique et les enjeux de santé de proximité. Sa campagne s’articule autour de trois axes — une ville « juste, verte et sûre » — avec des propositions portant sur l’arrêt de la bétonisation, le développement de circuits courts pour les cantines, l’amélioration du cadre de vie et de la sécurité, ainsi que la valorisation de l’image et du patrimoine de la ville. Entré pleinement en campagne à l’automne 2025, il a lancé ses premières réunions publiques et ouvert un local de campagne à l’approche du premier tour.
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/en-2025-ces-medecins-ont-pris-position

David L’Hénoret — Médecin généraliste, gauche (Lamballe-Armor)
Une gauche assumée au niveau local
Médecin généraliste salarié au centre de santé de La Chèze et médecin régulateur au Samu 22, David L’Hénoret, alors âgé de 34 ans, a été tête de liste de « Terres de gauche » lors des élections municipales à Lamballe-Armor. Installé à Morieux, il s’est engagé en politique en constatant, selon ses termes, l’absence d’une gauche clairement identifiée dans le paysage municipal local. Il revendique une candidature ancrée à gauche et fondée sur une démarche collective, privilégiant la concertation avec les habitants et la construction partagée des projets. Parmi les axes mis en avant figurent la transparence de la vie municipale, notamment l’accessibilité des décisions et des débats du conseil municipal, ainsi qu’une gouvernance plus ouverte aux citoyens volontaires. Il défend un engagement politique guidé par des valeurs de tolérance, de dialogue et de participation, qu’il place au cœur de sa vision de l’action publique locale.
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