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Les faits, rapportés par le média italien Corriere di Bologna, remontent à 2015. Un homme de 50 ans consulte son médecin traitant à Plaisance (nord du pays) après un épisode soudain de perte de la vue de l’œil droit, dit amaurose fugace.
Le praticien évoque un possible accident ischémique transitoire (AIT) et prescrit un examen écho-doppler, sans lui attribuer de caractère d’urgence.
L’examen, réalisé le lendemain dans un centre médical, fait état de « petites plaques athéromateuses calcifiées obstructives », explique le média. Informé des résultats, le médecin rassure son patient et lui prescrit un traitement antiagrégant et antihypertenseur à visée préventive.
Mais un mois après, l’homme est victime d’un AVC ischémique avec thrombose. Il se réveille paralysé du côté gauche et privé de la parole. Transporté aux urgences, il restera lourdement handicapé.
Responsabilité partagée
Dans sa décision, le tribunal civil de Plaisance estime que le médecin « s’est limité à prescrire un examen sans fournir d’indications supplémentaires » et qu’il « n’a pas recommandé un approfondissement diagnostique avec caractère d’urgence, ni orienté le patient vers un neurologue », alors que la situation l’exigeait, selon des extraits cités par le Corriere di Bologna.
Le juge souligne également que le praticien « n’a pas mis le patient en condition d’être examiné par des spécialistes », malgré un compte rendu évoquant des « plaques obstructives ».
Le médecin, reconnu responsable à 65 % des séquelles de son patient, a été condamné à verser environ 800 000 euros de dommages et intérêts.
Le montant a toutefois été réduit en raison d’un « concours de faute ». Ainsi, 35 % de la responsabilité est imputée au patient, décrit comme « grand fumeur et hypertendu », qui « ne s’est jamais réellement préservé », malgré des avertissements médicaux sur la nécessité d’un mode de vie plus sain.
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