Le constat de départ est le suivant : le déploiement des stages en ambulatoire auprès des praticiens libéraux (qu’ils exercent en cabinet ou en établissement privé) est l’une des conditions majeures de la remobilisation des prochaines générations de médecins pour favoriser l’installation, estime le SML qui constate que « cet objectif, pourtant présent dans les différentes politiques publiques d’accès aux soins, peine à s’imposer », dans un communiqué daté 20 janvier 2020.
Le syndicat dénonce « les freins qui subsistent du côté des hospitalo-universitaires pour développer ces stages « extra-hospitaliers » et considère que « priver les futurs médecins d’une expérience en milieu libéral au cours de leur formation est totalement anachronique ».
Rémunération des maîtres de stages
Le SML demande donc au gouvernement de faire preuve de fermeté dans ce dossier pour garantir que toutes les spécialités, sans exception, puissent bénéficier de stages en cabinet libéral au cours de leur formation initiale. Pour ce faire, il souhaite que « le développement des formations à la maîtrise de stage dans le cadre du DPC soit amplifié et que tous les maîtres de stages libéraux soient rémunérés et perçoivent leur rémunération sans retard ».
Une revendication que partage MG France qui désire que « la maîtrise de stage soit valorisée à un niveau suffisant pour la rendre attractive pour tous les médecins généralistes et accessible à tous les externes de deuxième cycle et internes en troisième cycle ». Le syndicat réclame également « une revalorisation immédiate des honoraires de maîtrise de stage et la garantie d’une réduction des délais de paiement aujourd’hui constatés ».
Et le SML de conclure : « L’accès aux stages et à son corollaire, la maîtrise de stage, pour toutes les spécialités en libéral doit devenir plus qu’une réalité, une évidence pour tous, y compris les universitaires ».
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