Stages ambulatoires en MG : oui mais… plus de thunes !

Alors qu’un groupe de travail sur le développement de l’offre de stage ambulatoire en troisième cycle a démarré, MG France demande que la maîtrise de stage soit valorisée à un niveau suffisant pour la rendre attractive pour tous les MG, et accessible à tous les externes de deuxième cycle et internes en troisième cycle.

Chouette ! Youpi ! Yallah ! Un groupe de travail sur le développement de l’offre de stage ambulatoire en troisième cycle (pour les spécialités médicales ayant un exercice majoritaire en ville) a démarré, applaudit MG France qui se réjouit de ce « coup d’accélérateur au développement des stages ambulatoires dans le cursus de formation des étudiants en médecine ». Et de souligner « l’importance des stages ambulatoires pour résoudre la crise démographique qui pèse sur l’accès aux soins dans nos territoires ».
 
Le stage ambulatoire a pour but « de leur faire connaître les caractéristiques de l’exercice de la médecine générale, en commençant dès le deuxième cycle des études médicales », précise le syndicat qui considère que les étudiants « n’ont souvent qu’une vague idée de la place et des missions du médecin généraliste - médecin traitant dans le système de santé »

Compromis en juin dernier

Pour la petite histoire, les parlementaires avaient trouvé en juin dernier un accord sur l’amendement controversé proposé par les sénateurs, imposant une dernière année d’internat de médecine générale en autonomie. Un compromis qui prévoyait « l’obligation pour les étudiants de troisième cycle de médecine générale et d’autres spécialités de premier recours d’effectuer un stage d’au moins six mois en médecine ambulatoire, en priorité dans les zones sous-denses, sous le régime de l’autonomie supervisée », comme l’expliquait le Sénat dans un communiqué.
 
Mais ce Saspas-like - Saspas est l’acronyme de « stage ambulatoire en soins primaires en autonomie supervisée » - risquait de manque de maîtres de stages, même si leur nombre est en augmentation, expliquait à WUD Lucie Garcin, la présidente de l'Isnar-IMG. « Il va falloir mettre les moyens pour recruter des MSU, et nous serons vigilants sur l'aspect formation des agréments : la qualité pédagogique devra toujours être prioritaire sur la zone d'exercice ».

Valorisation à un niveau suffisant 

C’est désormais au tour de MG France d’exprimer ses inquiétudes sur la question. Pour répondre aux besoins de formation des étudiants en médecine générale, une offre de stages nécessite que « la maîtrise de stage soit valorisée à un niveau suffisant pour la rendre attractive pour tous les médecins généralistes et accessible à tous les externes de deuxième cycle et internes en troisième cycle », estime le syndicat.
 
En plein accord avec les généralistes enseignants, MG France réclame donc « une revalorisation immédiate des honoraires de maîtrise de stage et la garantie d’une réduction des délais de paiement aujourd’hui constatés ».
 
Et propose que la formation à la maîtrise de stage débute dès la fin des études médicales car cela « facilitera cette prise de responsabilité par les jeunes médecins quelques années après leur installation ».
 

Portrait de Julien Moschetti

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