Un an d’interdiction d’exercice pour trois médecins impliqués dans le décès d’une fillette de 3 ans

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Une pédiatre, un radiologue et un chirurgien sont sous le coup d’une interdiction d’exercer pendant un an dont six mois avec sursis, à compter du 1er février 2024, selon une information de la Voix du Nord.

Un an d’interdiction d’exercice pour trois médecins impliqués dans le décès d’une fillette de 3 ans

© Midjourney x What's up Doc

Mise à jour du 10 Janvier 2024

Les trois médecins ont fait appel de cette décision, entraînant la suspension de la peine, indique le conseil national de l’Ordre des médecins à la Voix du Nord. « Cela montre qu’ils n’ont rien compris et ne se remettent pas en question », s’agace Élodie Machu, mère de Maréva Journaux. En sept ans, la trentenaire et son compagnon ont mené différentes batailles judiciaires. En novembre 2019, le tribunal administratif de Lille avait condamné l’hôpital de Cambrai pour « défauts d’organisation du service ayant directement occasionné le préjudice » d’affection. L’Agence régionale de santé avait aussi sommé l’établissement d’améliorer l’organisation de la prise en charge des urgences pédiatriques, de renforcer la coordination entre professionnels et de garantir l’application des procédure relatives aux événements indésirables graves. 

Article du 5 décembre 2023

Il est reproché aux praticiens d’avoir contrevenu à l’article R4127-32 du Code de santé public, qui stipule que « le médecin s’engage à assurer personnellement au patient des soins consciencieux, dévoués ».

Début octobre, les trois médecins ont comparu devant la chambre disciplinaire du conseil de l’Ordre des médecins, suite au décès d’une fillette en 2016 à l’hôpital de Cambrai.

Après des heures de douleur, le ventre gonflé, de nombreux vomissements, la petite Maréva, trois ans et demi, avait succombé à un volvulus.

La pédiatre, le radiologue, le chirurgien, personne ne s’est vraiment soucié de l’état de santé de la petite Maréva

Selon le compte rendu de l’Ordre, la pédiatre de garde « est passée totalement à côté de l’état de choc » et n’a pas assuré de prise en charge. Elle a choisi de rentrer à son domicile, malgré l’état plus qu’alarmant de la fillette.

Le radiologue de garde, n’a pas non plus pris la mesure de la gravité de l’état de l’enfant. Il a demandé, depuis son logement à 30 km de l’établissement, de lui faire passer un scanner, qu’il pourrait analyser à distance.

Contacté par la pédiatre par téléphone, le chirurgien a écourté rapidement la conversation, comme si l’état de Maréva ne nécessitait pas son expertise.

Pour la chambre disciplinaire de l’Ordre, il « a manqué à ses obligations de soin consciencieux et à son devoir de moralité ».

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/un-medecin-penitentiaire-condamne-8-mois-de-prison-avec-sursis-pour-un-defaut-de-diagnostic

En plus de la sentence de l’Ordre, la pédiatre a aussi été condamnée à dix-huit mois de prison avec sursis pour homicide involontaire par le tribunal de Lille et l’hôpital a aussi été condamné par le tribunal administratif.

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