Prime soignants de 1500 € : une partie des internes exclue !!

Les internes en stage ambulatoire, tout comme ceux en psychiatrie ou en chirurgie ne pourront pas prétendre aux primes Covid19 pour soignants de 1500 euros et 500 euros. 

Décidément, les internes en ambulatoire sont les parents pauvres de cette épidémie de Covid19. Par communiqué de presse, l’Isnar-IMG a appris ce jour que les internes en stage ambulatoire seront exclus de cette prime, d’un montant de 1500 euros pour les soignants des départements les plus touchés, et de 500 euros pour les soignants dans les départements les moins touchés. Colère parmi les internes ! Une saine colère tout à fait justifiée car « lorsqu’il a fallu apporter un soutien massif dès les premières heures de la crise, en stages ambulatoires ou hospitaliers, nous étions tous là. Lorsqu’il a fallu nous engager et renforcer les services et les EHPAD en parallèle de nos stages ambulatoires ou hospitaliers, nous étions tous là. Lorsqu’il a fallu aller au contact de patients potentiellement contaminés, avec des dotations en protections ridicules comme en Normandie, où seuls 16 masques ont été fournis pour toute la durée du confinement, nous étions quand même tous là. Lorsque les ARS ont été dépassées par la gestion de la crise pour recenser les internes bénévoles, pour organiser les gardes et assumer la réorganisation de la permanence des soins, nous étions encore tous là », écrit l’Isnar-IMG. Lequel syndicat s’était déjà offusqué du fait que les agences régionales de santé, pour la très grande majorité d’entre elles, n’avaient pas pensé à leur réserver une partie des masques mis en réserve pour les soignants… 

Revalorisation des gardes

L’intersyndicale nationale des internes (Isni) a publié un communiqué du même acabit, pour déplorer, comme l’Isnar-IMG, que la « prime exceptionnelle de 1500 euros ne sera attribuée qu’aux internes des services de première ligne. Les internes de psychiatrie, de chirurgie, de médecine général en cabinet n’auront donc pas de reconnaissance de leur implication pendant la crise ». Qui plus est, il n’y aura pas non plus de paiement ou de récupération des heures supplémentaires réalisées comme dans d’autres professions. 
« Un dispositif de revalorisation des gardes effectuées est prévu mais il ne concerne que les gardes réalisées au delà d’une par semaine. Elle seront indemnisée 180 euros pour 14 heures de travail de nuit consécutives contre 120 euros habituellement », avoue l’Isni. Qui en profite pour avancer ses revendications : « Par delà les questions financières, c’est avant tout la question du statut que l’on pose, la reconnaissance que nous sommes des médecins et non des étudiants, le manque de matériel et de personnel pour éviter le glissement des tâches et que la formation théorique et pratique à laquelle on devrait avoir accès soit réelle et de qualité »

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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