La plupart des internes en MG privés de masques !!

Les agences régionales de santé n'ont réservé aucun masque pour les internes en médecine générale, dans la plupart des régions. L'Isnar-IMG et le SNEMG tirent la sonnette d'alarme. 

C’est un cri d’alarme que lancent le syndicat d’internes en médecine générale Isnar IMG, ainsi que le syndicat national des enseignants en médecine générale (SNEMG). « L’InterSyndicale Nationale autonome représentative des Internes de médecine générale (ISNAR-IMG) et le Syndicat national des enseignants de médecine générale (SNEMG) font le constat d’une difficulté d’approvisionnement des masques pour les internes de médecine générale. Les Maîtres de stage des universités (MSU) et les internes qu’ils accueillent observent que ces derniers n’ont pas toujours de masques dédiés pour les protéger et protéger les patients du risque infectieux lié au COVID-19. »

16 masques pour toute la période de confinement...

Contacté par WUD, le Dr Anas Taha décrit une situation désastreuse : « Les médecins se voient attribuer, par les ARS, des masques qui arrivent en pharmacie. Mais les internes ne sont pas concernés par ces mesures, et les médecins, quand ils en ont la possibilité, leur refile une partie de leurs maigres stocks. » Dans certaines régions, néanmoins, des accords locaux ont été passés avec les ARS qui réservent une partie des masques pour les internes. « À Grenoble ou Créteil, les internes en médecine générale ont la possibilité de venir chercher leurs masques à la faculté, mais ce système n’est pas généralisé », ajoute le Dr Taha. Faute de masques, certains maitres de stage universitaires ont réaffecté leurs étudiants en établissement de santé. "Dans certains subdivisions, des internes ont pu avoir accès à des masques mais beaucoup d'internes n'en ont pas. Sur certains territoires de santé, les internes ont eu droit à 16 masques pour toute la période de confinement. Nous demanderons donc d'être réaffectés en établissements si nous ne pouvons pas avoir de masques sur nos terrains de stage ambulatoire. Nous avons le soutien de nos MSU et il y a déjà eu des réaffectations dans certaines régions" , explique Marianne Cinot, présidente de l'isnar-IMG. « En tant que maitre de stage universitaire nous avons la responsabilité de nos étudiants. Cette situation ne peut perdurer », analyse le Dr Taha. « Cette situation entraine une mise en danger des internes, des MSU et des patients ce qui est inacceptable. L’ISNAR-IMG et le SNEMG exigent que les agences régionales de santé prévoient une dotation spécifique et suffisante aux internes », conclue le communiqué commun. 

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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