L’exil fiscal médical… ou l’ISF ?

Vous avez rempli votre déclaration d’impôts sur les revenus 2012. Et si vous l’avez fait en ligne, en prime, vous avez même pu vous saper le moral en faisant une simulation. Olé !

Au menu cette année, la plus haute tranche marginale : 45 %, la CSG : 15,50 % et, cerise sur le gâteau, les cotisations sociales grimpent aux rideaux.

Vu de l’État, de la Sécu et des Finances publiques, c’est sûr, faut trouver des fonds. Mais, vu de votre poche, mieux vaut trouver des ronds qu’être pris pour un pigeon !

Alors, pourquoi ne pas penser à s’expatrier ?

Non pas que le taux d’imposition soit plus faible ailleurs – l’Europe étant assez uniforme là-dessus (sauf la Russie avec 13 % maximum d’impôts) – mais les revenus moyens des médecins sont parfois plus élevés.

Le premier ministre anglais l’a d’ailleurs annoncé l’été dernier : la Grande-Bretagne accueillera tous les Français qui désirent payer moins d’impôts, en précisant que ce qui vous resterait après prélèvement à la source équivaudrait à ce que vous percevez en France… avant impôt.

Ça fait réfléchir, non ?

Derniers conseils, si vous restez :

• Tentez de rester salariés avec des revenus < 70 830 h/part, car tout supplément (immobilier, BNC, financier) sera imposé à 56,5 % (41 % + 15,5 %).

• Essayez, pourquoi pas, un rendez-vous chez un conseiller fiscal pour trouver les dernières miettes (niches fiscales) que le Gouvernement a laissées (Madelin, déficit foncier, épargne retraite collective, investissement dans les sociétés…).

• Évitez absolument les comptes en Suisse ou à Singapour, les temps sont à l’orage…

 

Par Olivier Savy, Courtier des jeunes médecins (Nicaea)

Portrait de Olivier Savy
article du WUD 8

 

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