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« La crise que traverse actuellement la médecine ambulatoire rejoint celle vécue depuis plusieurs années par le secteur hospitalier : perte d’attractivité, surcharge administrative, désorganisation du parcours de soins, désengagement de l’État dans la reconnaissance du travail médical », écrit APH dans un communiqué, au premier jour d’une grève de dix jours des médecins libéraux, à l’appel de tous leurs syndicats représentatifs.
« Ces difficultés sont le symptôme d’une même fragilisation du système de santé français. Notre profession est administrativement attaquée alors qu’elle vit une crise démographique sans précédent, conséquence de décisions prises il y a plus de trente ans par les pouvoirs publics », écrit encore APH.
Pas l'un sans l'autre
L’intersyndicale « rappelle que l’avenir de notre système de santé repose sur une coopération étroite » entre médecins du public et du privé. « Sans médecins libéraux en mesure d’assurer un suivi de proximité », l’hôpital public se retrouve saturé de demandes de prises en charge, en particulier en urgence, souligne-t-elle.
L’organisation affirme enfin son soutien aux internes, inquiets « quant à leurs conditions de formation, à leur charge de travail et à la reconnaissance future de leur exercice », et demande aux médecins seniors de leur permettre de participer à la grève.
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Elle appelle le gouvernement « à ouvrir sans délai un dialogue structurel avec l’ensemble des représentants de la profession médicale, hospitaliers comme libéraux, afin de refonder un pacte de confiance ».
Avec AFP