Gabriel Bordier, entre les bancs de la fac et les anneaux olympiques

Après son diplôme ou une médaille, Gabriel Bordier semble passer son temps à courir. Et pour cause, cet étudiant en médecine est également membre de la fédération française d’athlétisme et revient du Japon où il a participé à ses premiers Jeux Olympiques. Le tout juste avant de choisir sa spé ! Entretien.

De retour du Japon, où il a participé à ses premiers JO, Gabriel Bordier, étudiant en médecine de 24 ans, est en plein choix de sa spé. Il a d’ailleurs choisi la rhumato à Angers. Une spé qui s’inscrit logiquement dans son parcours. « On peut faire un parallèle avec le sport, il y a un côté locomoteur et c’est une discipline transversale. On soigne tout un panel de pathologies qui ne se ressemblent pas. Il y a de l’infectiologie, de l’inflammatoire, de l’oncologie, c’est varié tout en restant spécialisé. J’aurais été frustré de ne pas être spécialisé. Et qui sait, peut-être faire de la médecine du sport derrière ? », confie Gabriel Bordier.  

Le futur médecin a toujours su concilier sport et médecine. Il pratique l’athlétisme au niveau national depuis le lycée et n’aura mis sa pratique sportive entre parenthèse que le temps de valider sa première année de médecine. « J’ai toujours été scientifique, j’ai fait un bac S. Ma mère est infirmière, et le soir à table, elle racontait ses journées, cela m’a attiré. Tout comme l’aspect compétition que je connais dans le sport et qui m’a stimulé pour le concours de 1ère année », se souvient Gabriel Bordier.  

Du côté de sa casquette de sportif, avoir des connaissances médicales est un atout. « Cela permet de mieux appréhender les blessures, de savoir ce que l’on a avant que ce soit trop grave, d’arrêter au bon moment, mais également d’adapter son alimentation en sachant pourquoi », estime Gabriel Bordier. Avant de nuancer : « Mais il ne faut pas basculer dans le trop scientifique à vouloir tout maîtriser. »

Consécration ultime pour un athlète, cette année Gabriel Bordier a participé à ses premiers Jeux Olympiques. Il finit 24ème sur 60. « Je suis parti trop vite et j’ai perdu du temps après, mais pour des premiers Jeux, je suis pleinement satisfait de ce classement ! » Une expérience qui a néanmoins était marquée sous le sceau de la crise Covid. « Les règles à respecter étaient drastiques, on a été plongé dans une bulle sanitaire avec aucun contact avec la population hormis les bénévoles. Mais on a pu s’entrainer et les Japonais ont tout fait pour que cela se passe dans les meilleures conditions possibles.»

L’avenir proche laisse peu de répit au futur médecin, qui a déjà en ligne de mire les Jeux de 2024, mais également les championnats de France, du monde et d’Europe. Le tout en menant de front son internat. Quel est son secret ? « Je fais peut-être moins la fête que d’autres personnes de ma promo. Mais le sport est un bon échappatoire pour mieux réviser. »

Malgré la fatigue, ce double cursus est loin d’être un obstacle pour lui. « On peut faire des études et du sport en même temps, encore plus en médecine, c’est une très bonne chose d’avoir des activités à côté pour s’épanouir. » 

Portrait de Constance Maria

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