© DR.
Hystérique, tarée, morue... Karine Lacombe, professeure et chercheuse en infectiologie à Sorbonne Université, a été en première ligne des insultes et menaces pendant la crise Covid. Pourtant experte, elle est une femme, donc une cible.
« Les femmes sont rarement attaquées sur leur travail. Rapidement, elles sont harcelées sur leur vie privée, leur physique. Les hommes sont moins harcelés, sauf s’ils font partie d’une minorité ethnique ou sexuelle », analyse-t-elle.
Avant la crise sanitaire, « Twitter a été un espace où se diffusaient les derniers résultats des sciences avant leur publication ; un moyen de rester en contact avec les collègues à l’international. » Avec le Covid, le populisme scientifique a pris de l’ampleur. « On a subi des attaques violentes. »
Déconnectée en mai
A voir aussi
La Consult’ de Louis Dubertret : « La réalité du patient doit parfois passer avant la logique purement médicale »
Transplantation cardiaque : Comment augmenter le nombre de greffons disponibles ?
Mont-Saint-Martin : le dernier obstétricien titulaire s’en va, les accouchements vont être transférés
13 lits, 9 médecins permanents et un hélicoptère : bienvenue dans le « plus petit hôpital de France »
Des blocs à fermer, des chirurgiens à évaluer : les propositions qui pourraient bouleverser la chirurgie
Campagne vaccinale 2026-2027 : ce qui change pour les médecins cette année
L’AP-HP porte plainte pour des deepfakes de l’un de ses PU-PH vantant un produit antiparasitaire
Anti-obésité et peptides illégaux : les autorités dépassées par un trafic en plein essor
La Consult’ de Ludovic Gicquel : « À chaque fois que je vais en consultation, je pars à l’aventure »