© Midjourney X What's up Doc
En France, 35 000 associations et 1 million de bénévoles oeuvrent pour la santé (hôpital, accès aux soins des populations vulnérables, soins palliatifs, prévention...). Ils apportent « de l’attention, de l’écoute, du lien social », « complémentaires » avec les soignants qui manquent de bras et de temps, indique ce rapport baptisé Best (Bénévoles Engagés en Santé), publié par France Bénévolat.
Les bénévoles du secteur sont « majoritairement âgés de 50 à 75 ans », à 59 % des femmes. Ils peuvent passer du temps auprès de malades, des personnes en fin de vie, aider les patients dans leurs démarches, favoriser l'accès aux soins des plus vulnérables... Entre vieillissement de la population, désertification médicale, explosion de la précarité, de la sédentarité et de l'isolement, les besoins augmentent.
Moins de seniors, pas beaucoup de jeunes
L'engagement des jeunes se renforce, mais le vivier historique, celui des seniors, « chute de manière préoccupante », en raison du « recul de l’âge de la retraite » ou encore du fait qu'ils sont plus souvent aidants familiaux et donc moins disponibles, entravant « le bon déroulement des activités quotidiennes » des associations et « le renouvellement des responsables », les plus durablement engagés, soulève le rapport.
Parmi 16 propositions, France Bénévolat appelle à « lever les freins » au bénévolat : créer par exemple des dispositifs de déduction fiscale pour les frais engagés (transport, garde d'enfants...), ou les « accompagner » dans les missions difficiles, avec des formations, du tutorat, des temps de débriefing, un « appui psychologique », ou des interventions en binôme.
Sont aussi préconisées des campagnes de communication ciblées pour attirer de nouveaux profils (étudiants en santé, médico-social...) et une « adaptation » des formes d'engagement au rajeunissement des bénévoles qui recherchent plutôt des missions courtes, ponctuelles, une flexibilité...
Mieux reconnaître les bénévoles
Pour « reconnaître » leur engagement, le rapport propose de « valoriser les compétences acquises », via la validation des acquis de l'expérience (VAE) insuffisamment utilisée, ou l'octroi de crédits de formation européens ECTS pour les étudiants, et appelle à réfléchir à une reconnaissance particulière des dirigeants associatifs.
Il suggère de davantage « mutualiser » les ressources des associations (formations transversales communes, référents, outils numériques...).
Il plaide encore pour « clarifier les rôles et cadres d'intervention », dans une logique de « complémentarité » avec les soignants, pour « stabiliser et flécher des financements » pluriannuels, couvrant les temps d’encadrement et déplacements, et à réduire la « lourdeur » des appels à projet et demandes de subvention.
Avec AFP
A voir aussi
La Consult’ de Louis Dubertret : « La réalité du patient doit parfois passer avant la logique purement médicale »
Transplantation cardiaque : Comment augmenter le nombre de greffons disponibles ?
Mont-Saint-Martin : le dernier obstétricien titulaire s’en va, les accouchements vont être transférés
13 lits, 9 médecins permanents et un hélicoptère : bienvenue dans le « plus petit hôpital de France »
Des blocs à fermer, des chirurgiens à évaluer : les propositions qui pourraient bouleverser la chirurgie
Campagne vaccinale 2026-2027 : ce qui change pour les médecins cette année
L’AP-HP porte plainte pour des deepfakes de l’un de ses PU-PH vantant un produit antiparasitaire
Anti-obésité et peptides illégaux : les autorités dépassées par un trafic en plein essor
La Consult’ de Ludovic Gicquel : « À chaque fois que je vais en consultation, je pars à l’aventure »