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Objectif : « faire se rencontrer des étudiants, des internes en psychiatrie et des psychiatres en exercice pour faire naître la petite étincelle auprès des étudiants », expliquent dans un communiqué les organisateurs : le Collège national des universitaires de psychiatrie (CNUP), le syndicat étudiant Anemf et l’Association française fédérative des étudiants en psychiatrie.
L’évènement s’inscrit dans une campagne plus large lancée en 2024, baptisée « Choisir psychiatrie ».
« En 2025, la psychiatrie a convaincu beaucoup d’étudiants, mais pas encore suffisamment » : sur 554 postes ouverts au concours de sixième année qui détermine le choix des spécialités des futurs internes, « seuls 468 ont été pourvus, soit 15 % des postes restés vacants », regrettent les organisateurs.
« Ce chiffre confirme l’urgence d’agir », même si la spécialité a « gagné une place dans le classement général cette année », soulignent-ils, y voyant « les premiers effets de la campagne ».
Des soirées pour casser les clichés
Après huit facultés lors de la première édition l’an dernier, 24 universités participent cette année aux « Nuits de la psychiatrie », notamment la Sorbonne, Créteil et Saclay (Essonne), mais aussi Bordeaux, Lyon, Lille, Toulouse ou encore Saint-Pierre à La Réunion.
Le format est partout similaire : les soirées débutent par « une série de speed dating entre étudiants et psychiatres », suivies parfois d’une conférence, d’une projection de film ou de présentations, mais « toujours d’une soirée conviviale et gourmande ».
À Paris, les étudiants ont déjà pu assister jeudi à une « soirée stand-up » autour de Thomas VDB, avec les humoristes Camille Lorente, Tristan Lucas, Emma de Foucaud et Rodrigue, suivie d’un DJ set assuré par Joachim Garraud, Vitalic et Mosiman.
D’après une étude réalisée par l’institut CSA pour le CNUP en 2024, la psychiatrie « effraye » les étudiants en médecine : 37 % disent en « avoir peur », un chiffre qui tombe à 24 % chez ceux ayant déjà effectué un stage dans la spécialité.
Selon le CNUP, au Royaume-Uni, « où la problématique était similaire il y a quelques années, un plan de grande ampleur soutenu par les pouvoirs publics a mis sept ans à porter ses fruits ».
Avec AFP