© Midjourney x What's up Doc
Réalisée auprès de 840 professionnels de santé, dont la moitié de médecins, l’enquête met en évidence une adhésion majoritaire au numérique : 72 % des répondants ont une perception positive de son développement, dont 19 % très positive. Cette proportion atteint 75 % chez les médecins.
Selon le baromètre, 61 % des soignants estiment que le numérique occupera une place centrale dans leur pratique dans les dix prochaines années (65 % chez les médecins).
Les usages les plus répandus concernent les outils de formation et d’e-learning (43 %), la coordination des soins (39 %) et les dossiers médicaux partagés ou informatisés (25 %).
Parmi les technologies jugées les plus prometteuses dans les dix prochaines années, l’imagerie médicale arrive en tête (76 %), suivie de près par l’intelligence artificielle générative (67 %), devant la robotique avancée (55 %) et la réalité virtuelle ou augmentée (52 %).
Plus de la moitié des soignants (54 %) déclarent avoir une perception positive de l’IA générative, une proportion qui atteint 60 % chez les médecins. Les usages attendus sont principalement pragmatiques : aide à la rédaction, formation continue et soutien à la décision.
Formation et sécurité, principaux freins identifiés
Pour autant, « l’enjeu n’est plus l’adoption, mais la montée en qualité des usages », estime le Dr Grégoire Pigné, oncologue et directeur général de PulseLife, cité dans un communiqué accompagnant le baromètre.
Chez les professionnels de santé, les obstacles à l’adoption du numérique restent majoritairement organisationnels, selon l’enquête. Le manque de formation initiale est cité par 71 % des répondants, devant les enjeux de sécurité et de protection des données personnelles (67 %), la complexité des outils (47 %) et les interrogations sur leur fiabilité scientifique (46 %).
Les soignants appellent ainsi les pouvoirs publics à un cadre structurant, associant formations adaptées, garanties en matière de sécurité et d’éthique, et dispositifs d’accompagnement à l’usage.
« Ce baromètre traduit une vraie maturité des soignants », commente auprès de What's up Doc Grégoire Pigné. « Ils attendent des outils fiables, sécurisés et réellement compatibles avec la pratique clinique ».
Inquiétudes sur la relation médecin-malade
Si les apports opérationnels du numérique sont largement reconnus, son impact sur la relation avec les patients divise. Seuls 34 % des répondants estiment qu’il l’améliore, tandis que 40 % considèrent, à l’inverse, qu’il la détériore.
Le baromètre de l’année dernière montrait déjà que de nombreux soignants estimaient que leurs patients étaient peu, ou pas, intéressés par les outils numériques.
Co-fondée en 2014 par le Dr Grégoire Pigné, oncologue-radiothérapeute à Saint-Étienne (Loire), PulseLife – anciennement 360 medics – revendique plus de 855 000 utilisateurs en France et en Espagne, dont près de la moitié de médecins.
La plateforme, dotée d’un moteur de recherche intégré et d’une bibliothèque d’applications médicales, s’appuie notamment sur l’intelligence artificielle pour répondre aux questions des professionnels de santé.