Des infirmières intérimaires à plus de 3000€ par mois sans compter les primes, en Ile de France, et les titulaires alors ?

Des infirmières

Une "logique d'uberisation" au profit de "mercenaires" : plusieurs syndicats et collectifs de soignants dénoncent le pont d'or proposé aux infirmiers intérimaires par l'agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France pour "combler les postes vacants dans les établissements de santé".

L'offre se voulait aguichante : un salaire au "tarif vacataire" de 3.085 euros brut par mois, assorti d'une "prime exceptionnelle" de 4.000 ou 7.000 euros, à condition de signer d'ici fin février pour 6 ou 9 mois, avec possibilité de "choisir (son) temps de travail quotidien".

Des "CDD attractifs" destinés à des infirmiers disposant d'une "expérience polyvalente, notamment en intérim", afin de "combler les postes vacants jusqu'à l'automne", expliquait l'ARS francilienne en annonçant son "dispositif de fidélisation" la semaine dernière.

Mais ces conditions avantageuses ont fait bondir certaines organisations, pointant comme le Collectif inter-hôpitaux "le sentiment d'injustice au sein des équipes" en place, où "les jeunes infirmières gagnent moins de 2.000 euros mensuels".

Avec le risque que cette "nouvelle étape de la logique d'uberisation du métier" s'avère en définitive "redoutablement efficace pour chasser les titulaires".

Une crainte partagée par la CGT-Santé, qui prédit que "ce dispositif favorisera la fuite" des soignants et réclame "de l'argent pour (les) salaires, pas pour les mercenaires".

Dans le secteur privé également, les fédérations FO et CGT ont fustigé "des mesures discriminatoires et injustes" et exigé "une augmentation significative, générale et pérenne des salaires".

Avec AFP

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