Vêtements anti-Covid : Un uniforme pimpé pour mieux vous protéger ?

Les dressings des professionnels de santé pourraient bientôt être bousculés. Récemment, l’entreprise Mon Masque de France a développé une gamme de vêtements antiviraux et antibactériens. Au programme ? Des blouses, des pantalons et des charlottes réutilisables pensés pour mieux vous protéger !

Fashion alerte ! Moins d’un an après sa création, la marque Mon masque de France souhaite investir vos dressings. Son atout ? Avoir développé une collection de vêtements antiviraux et antibactériens afin de mieux vous armer lorsque vous êtes sur le front. Blouses, pantalons, charlottes, et bien sûr, masques sont au rendez-vous !

C’est en mai 2020 que Diane et Jules Deblyck fondent leur société. « Face à la pénurie de masques, elle est née d’un objectif clair de contribuer sur le plan citoyen », explique la co-fondatrice. Après avoir utilisé le tissu antiviral et antibactérien Viroblock développé pas l’entreprise suisse HeiQ pour ses masques, mère et fils décident de voir plus grand en confectionnant une gamme de vêtements. « Notre idée a toujours été d’aider ceux qui sont le plus en nécessité de se protéger, explique Diane Deblyck. Nous sommes donc allés interroger les professionnels de santé sur leurs besoins ». Étant confrontés au quotidien à une ribambelle de patients - et de malades, la réponse de ces derniers ne s’est pas faite attendre. « Si c’est anti-bactérien, c’est anti-staphylocoques. Cela, les infirmières l’ont tout de suite fait remarquer », confie l’entrepreneuse.

Outre la Covid, ces tissus d’un genre nouveau sont en effet capables de protéger les professionnels de santé d’une ribambelle de pathologie. « H1N1, H5N1, virus respiratoire syncytal », énumère Diane Deblyck. Très bien… Mais concrètement, comment cela marche ? Si elle reste floue sur la formule qui serait jalousement protégée par l’entreprise suisse, Diane Deblyck explique que cette solution serait capable d’éliminer 99,99 % de divers types de virus et de bactéries cinq à trente minutes après le contact. Une formule liquide qui serait appliquée lors de la confection du tissu.  « Pas besoin d’un spray, ou je ne sais quoi ! Lorsqu’il arrive dans les mains de nos couturières, il est déjà traité », souligne-t-elle. Des propriétés antibactériennes et antivirales, qui répondraient des normes iSO 18184, ISO 20743 et AATCC 10, qui perdureraient jusqu’à trente lavages. « Il n’y a pas besoin de faire bouillir ce tissu. Il s’agit d’un lavage à 40° en cycle court », précise la co-fondatrice. Et d’ajouter, à la volée : « Et vous ne le changez que lorsque c’est sale ! Pas besoin d’en prendre un autre toutes les quatre heures ».

Une technologie « révolutionnaire » qui aurait déjà convaincu un certain nombre de professionnels libéraux. « Le gastro-entérologue Hervé Gompel, à Ambroise paré, l’utilise même au bloc ! », s’enorgueillit la co-fondatrice. Problème ? L’uniforme hospitalier dépend de normes qui empêche cette technologie d’émerger dans les établissements de santé publics. « Cette technologie a été certifiée dans à peu près tous les pays d’Europe », affirme celle qui assure que la démarche aurait été amorcée en France. « Nous avons reçu un courrier du chef du cabinet du premier ministre. On attend que cette norme soit officialisée par le gouvernement », explique Diane Deblyck.

Combien ça coute ?

Être abordable, voilà l’un des objectifs que s’échine à réaliser l’entreprise. Au programme ? Des blouses pour personnels soignants et infirmiers libéraux entre 35 et 48 euros en fonction des tailles et du sexe, des tuniques dont le prix se situe entre 33 et 38 euros ou encore des pantalons de protection d’un montant variant entre 26 et 33 euros, et enfin des charlottes à 9,60 euros. À noter que l’entreprise assure être capable de s’adapter, à la commande, à toutes les morphologies des professionnels de santé. « Certains professionnels souhaitaient des poches à leurs blouses, d’autres qu’elles soient plus longues au niveau du dos », indique la co-fondatrice.

 

Portrait de Julia Neuville

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