URPS : Découvrez les scores !

Les élections aux URPS viennent de s’achever. Et maintenant place aux résultats. Si la CSMF remporte le plus de sièges, c’est MG France et Avenir Spé-Le Bloc qui arrivent en tête dans les rangs des médecins généralistes et des spécialistes.

Le score du match est enfin arrivé. Ce 7 avril, le ministère de la Santé a publié les résultats des élections aux Unions régionales des professionnels de santé (URPS). Un dépouillement crucial qui fait suite au vote qui s’est déroulé en ligne du 31 mars au 7 avril. « Les résultats obtenus par les listes de candidats déterminent dans chaque région le nombre de sièges dont les syndicats de médecins disposeront au sein de l’assemblée de l’URPS. Ils permettent également de mesurer l’audience des syndicats, critère pris en compte ensuite dans le cadre de l’enquête de représentativité », rappelle les autorités.

Alors, qu’en est-il des médecins généralistes ?

« Le syndicat MG France reste la première organisation professionnelle représentative des médecins généralistes libéraux conventionnés », note le ministère de la Santé. Recensant 36,58 % des votes en 2021, le syndicat présidé par Jacques Battistoni bât son propre record qui s’élevait à 31,29 % en 2015.

 

 

La seconde place, quant à elle, est occupée par la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) avec 17,31 % des voix. Cela, malgré une perte d’environ 3 points par rapport à son précédent score. Autre chute mais cette fois vertigineuse, celle de la Fédération des Médecins de France qui arrive tout de même en troisième position. Après un score de 27,62 % en 2015, le syndicat présidé par Corinne Le Sauder n’a, cette fois, réussi qu’à récolter 17,18 % des suffrages. Un score qui devance de seulement quelques points celui réalisé par le syndicat UFML, fondé en 2017. Recensant 17,8 points, ce nouveau venu dans la course aux URPS réussit donc brillamment son entrée. À noter que la SML, qui avait récolté 16,49 % des voix en 2015, n’a cette année réussi à convaincre que 9,46 % des votants. Une performance qui précède celle de l’Union collégiale (2,18 %) et Jeunes Médecins (0,22 %)

Et qu'en est-il des autres spécialistes ?

« L’Union syndicale « Avenir Spé » « Le BLOC Union AAL-SYNGOF-UCDF » devient la première organisation professionnelle représentative des médecins spécialistes libéraux conventionnés », poursuit le Ministère de la Santé, qui souligne que cette alliance est parvenue à récolter 39,30 % des suffrages contre 24,22 % en 2015. Sur la deuxième place du podium, on retrouve encore une fois la CSMF qui passe de 31,67 % en 2015 à 22,36% en 2021. Autre percée observée, celle d’UFML-S qui réunit 16,67 % des voix. Un véritable hold-up puisqu’il réussit à devancer deux syndicats bien implantés, le Syndicat des médecins libéraux (12,02 %) et la Fédération des médecins de France (7,5%). En dernières places, on retrouve l’Union collégiale avec 1,38 % des voix et Jeunes Médecins, qui obtient 0,75 % des suffrages.

Et en nombre de sièges, ça donne quoi ?

Au jeu du nombre de sièges récoltés tous collèges confondus, c’est la Confédération des syndicats médicaux français qui s’impose pour autant avec 25,2 % des 640 postes. « 161 élus », indique fièrement le syndicat sur son compte Twitter. Une première place obtenue en devançant donc les deux syndicats monocatégoriels, leaders dans leurs collèges. MG France et Avenir Spé remportent en effet chacun 119 sièges, soit 18,6 % des postes. Un palmarès qui se décline ensuite du côté de l’UFML-S (95 sièges), de la FMF (77 sièges) puis du SML (60 sièges). À noter que l’UC obtient 8 sièges et Jeunes Médecins, un seul.

Un taux de participation en chute libre

Le Président du SML, Philippe Vermesch, nous avait confié le redouter. Et ses craintes se sont avérées. Pour cette éléction édition Covid-19, le taux de participation des 135 588 médecins libéraux n’a pas crevé le plafond. « Le taux de participation est de 22,66 % (23,74 % pour les médecins généralistes, 21,60 % pour les médecins spécialistes) », indique le ministère de la Santé. Une faible mobilisation qui se traduit par à une perte « de 17,26 points par rapport à 2015 ». Cette situation s’explique notamment par le virage numérique entrepris pour ces élections, la situation sanitaire qui a empêché les syndicats de battre la campagne ou encore la multiplication des listes en compétition. Une tendance pour autant qui n’a rien de nouveau puisque le taux de participation ne cesse de baisser depuis plusieurs années, passant  notamment de 52,7 % en 2000 à 39,9 en 2015.

 

Portrait de Julia Neuville

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