Quoi qu’on en dise, les accords de Ségur ont tout de même pondu de mesures ultra concrètes pour les étudiants et internes en médecine.
Pour les externes, le 10 octobre dernier, deux textes publiaient au JO officialisaient la création d’une prime d’hébergement de 150 euros pour les étudiants en deuxième cycle qui « accomplissent un stage ambulatoire situé dans une zone géographique caractérisée par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l'accès aux soins ».
Au journal officiel de ce jour, ce sont maintenant les internes qui sont gâtés. Le décret « modifiant les conditions de versement de l'indemnité forfaitaire d'hébergement aux étudiants de troisième cycle des études de médecine » stipule que la condition de distance minimale de 30 kilomètres entre « d'une part, le centre hospitalier universitaire de rattachement ou le domicile de l'interne et, d'autre part, le terrain de stage ambulatoire situé dans une zone géographique » sous dense, est supprimée.
Tous les internes effectuant un stage ambulatoire dans une zone sous-dense pourront bénéficier d’une indemnité de 300 euros par mois.
Par ailleurs le même Journal officiel comporte un décret qui établit la prise en compte, dans le calcul de l’ancienneté des internes en pharmacie, « des périodes de disponibilité pour recherches ou études ».
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