Tirage au sort des étudiants en médecine, le ministère fait volte-face

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Tirage au sort des étudiants en médecine, le ministère fait volte-face

Mercredi, Le Monde annonçait la mise en place par le rectorat d’un tirage au sort des étudiants en première année de médecine en Île-de-France. Actée pour la rentrée 2016, la mesure a provoqué un tollé général chez les futurs médecins.

Pendant 24 heures, les étudiants en médecine ont retenu leur souffle. Mercredi, ils apprenaient par le biais du journal Le Monde la décision du rectorat de tirer au sort les postulants franciliens en trop pour la première année de médecine. Une solution officiellement mise de côté jeudi, le rectorat ayant finalement émis un communiqué pour assurer qu’ « il n'y aurait pas de tirage au sort ». Simple malentendu ou repli stratégique ?

Les syndicats satisfaits…

D'après Le Monde, c’est le refus d’une université parisienne d’accueillir plus d’étudiants en médecine à la rentrée qui est à l’origine de cette mesure polémique. Le ministère de l’Enseignement supérieur aurait alors pris la décision de restreindre le nombre de places dans les facs de médecine franciliennes à 7500, les malheureux candidats exclus devant être tirés au sort.

Alertés, les syndicats étudiants ont bruyamment fait entendre leur voix, outrés que le destin des étudiants soit confié aux seules mains du hasard. Reçus par le rectorat mercredi, ils ont visiblement obtenu gain de cause. « Nous sommes extrêmement soulagés par ce revirement », confie Rémi Patrice, vice-président de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf).

… mais le problème demeure

En Île-de-France en 2015, le nombre d’inscrits en Paces s’élevait à plus de 8000. Un chiffre qui, d'après le rectorat, devrait rester stable. Le problème du sureffectif en médecine reste donc entier.

« La question des effectifs est récurrente, et jusque-là aucun politique ne s’est emparé du sujet », confirme Rémi Patrice. « Nous demandons, avec toutes les autres associations étudiantes en santé, à rencontrer Thierry Mandon, ministre de l’Enseignement supérieur, pour nous pencher sérieusement sur cette problématique ».

Il existe pourtant des alternatives pour désengorger les amphis de première année, poursuit le vice-président de l'Anemf. « La faculté de Grenoble expérimente déjà le système de cours numérique retransmis en vidéo, accompagné de TD en petits groupes pour revenir sur les points non assimilés pendant le cours magistral ».

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