Qui va remplacer Frédéric Valletoux à la FHF ?

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Les candidats pour remplacer Frédéric Valletoux sont au nombre de deux pour l’instant : Arnaud Robinet et Jean-Louis de Touraine. Retour sur le profil de ces deux candidats.

Qui va remplacer Frédéric Valletoux à la FHF ?

© IStock 

Arnaud Robinet, 47 ans, premier candidat officiel à la présidence de la Fédération Hospitalière de France, est maire de Reims, ex LR désormais membre du parti Horizons d’Edouard Philippe, président de la FHF Grand Est et hospitalier en pharmacologie. Il a confié au Quotidien du médecin ses priorités et sa volonté : « ne pas opposer public et privé ».

Arnaud Robinet souhaite pourtant « s’inscrire dans la lignée des actions » de Frédéric Valletoux, dont les nombreuses déclarations avaient maintes fois ulcéré les syndicats de médecins libéraux. « J’ai la conviction que notre système de santé et nos établissements se trouvent à un moment décisif de leur histoire. »

Pour lui, « la FHF se doit d’être présente, de faire des propositions, d’accélérer la défense de l’hôpital public. Les enjeux sont extrêmement importants dans les domaines suivants : prévention, santé publique, finances, adaptation de notre société au vieillissement, recherche et innovation, transition écologique… Nous devons prendre ces défis à bras-le-corps. Je souhaite que l’on ne soit pas simplement des observateurs de cette évolution, que l’on ne se laisse pas imposer cette transformation, mais qu’on en soit de véritables acteurs. »

Ce n'est plus seulement la qualité de vie au travail des soignants qui est fragilisée, c'est la qualité des soins qui est menacée"

Jean-Louis Touraine, 76 ans, est pour le moment son seul rival à briguer la présidence de la FHF. Immunologue, professeur de médecine aux Hospices civils de Lyon, il est aussi impliqué politiquement et élu député du Rhône depuis 2012, d’abord sous les couleurs du PS, puis de la République en Marche et désormais Renaissance. Il a aussi été premier adjoint du maire de Lyon entre 2001 et 2014. Il connait bien la FHF, en avait déjà brigué la présidence en 2013, pour finalement être élue vice-président cette même année.  

Ses priorités sont les effectifs médicaux et soignants, la problématique de la gouvernance, du management, l'organisation et les conditions de travail à l'hôpital. « Ce n'est plus seulement la qualité de vie au travail des soignants qui est fragilisée, c'est la qualité des soins qui est menacée. Je précise tout de suite qu'il ne faut pas sombrer dans l'hôpital bashing et la désespérance » explique-t-il au Quotidien du Médecin .

Pour lui « il faut rétablir l'équilibre dans les décisions, augmenter la capacité d'écoute et de participation des soignants et des médecins en particulier. »

Ses atouts par rapport à Arnaud Robinet ? S’être « longtemps préparé, bien connaître la FHF la pratiquer, avoir été l'interlocuteur de la Fédération auprès des pouvoirs publics, de savoir à quel point sont difficiles ces négociations au ministère de la Santé, à Bercy et ailleurs. Enfin il va se consacrer à 100 % à la présidence.

 

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