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Évaluer les besoins de la population du territoire
France Assos Santé appelle les communes et intercommunalités à s’appuyer sur des diagnostics territoriaux de santé, réalisés ou cofinancés dans le cadre des contrats locaux de santé. Fondés sur les données de l’ARS, de l’ORS ou de l’Insee, ces diagnostics permettent d’identifier précisément les ruptures de parcours et les besoins non couverts.
Encourager la venue d’étudiants stagiaires sur le territoire
La répartition des étudiants en médecine est identifiée comme un levier central contre les déserts médicaux. Former des maîtres de stage universitaires et proposer des conditions d’accueil attractives (logement, mobilité) peut favoriser l’installation durable des futurs médecins.
Créer des centres de santé et favoriser les maisons de santé pluriprofessionnelles
Les patients plébiscitent les structures d’exercice coordonné. Centres de santé salariés et maisons de santé pluriprofessionnelles facilitent la continuité des soins, le suivi des patients et l’attractivité des territoires, avec une efficacité jugée supérieure aux aides individuelles à l’installation.
Améliorer l’organisation de la permanence des soins et des soins non programmés
Face à la faible participation des médecins libéraux à la permanence des soins ambulatoires (dixit l'association), France Assos Santé recommande d’inscrire ce sujet dans les projets locaux de santé, en lien avec les CPTS, et de développer maisons médicales de garde, centres de soins non programmés et coordination territoriale.
Développer « l’aller vers » via des téléconsultations coordonnées
Le manifeste met en garde contre les cabines de téléconsultation isolées. Il défend une télémédecine intégrée aux acteurs locaux, avec téléconsultation assistée, accompagnement humain et critères d’intérêt général garantissant continuité et coordination des soins.
Améliorer l’accès aux soins pour les publics fragiles
Handicap, précarité, vieillissement ou illectronisme nécessitent des réponses spécifiques : accessibilité des lieux de soins, communication adaptée, médiation en santé, dispositifs mobiles ou permanences gratuites, en lien avec les réseaux de santé précarité.
Mener des actions de médiation numérique de proximité
Alors que 16 millions de personnes sont éloignées du numérique, France Assos Santé recommande de maintenir des guichets physiques et de développer des actions de médiation numérique dédiées aux démarches de santé, afin de prévenir les renoncements aux droits et aux soins.
Informer le public sur l’organisation du système de santé
Les communes sont encouragées à améliorer la lisibilité de l’offre de soins locale par des points d’accueil, guides santé, numéros dédiés, conférences ou actions d’éducation à la santé, pour renforcer l’autonomie des habitants.
Accompagner et soutenir les personnes en fin de vie
Dans le cadre de la stratégie décennale des soins d’accompagnement, les municipalités peuvent contribuer à l’acculturation collective aux enjeux de la fin de vie, via l’information, la formation des agents municipaux et le soutien aux associations et professionnels de proximité.
Interdire la publicité pour l’alcool près des lieux sensibles
France Assos Santé propose d’utiliser les règlements locaux de publicité pour interdire toute publicité pour l’alcool à proximité des écoles, lieux fréquentés par les enfants et lieux de soins, une mesure soutenue par une large majorité de Français.
Devenir partenaire du Défi de janvier
Les communes peuvent s’engager dans cette opération de prévention en devenant partenaires officiels et en organisant des actions locales pour encourager la réduction de la consommation d’alcool.
Renforcer les contrôles et sanctions contre la vente d’alcool aux mineurs
Face au non-respect massif de l’interdiction de vente, les maires sont appelés à renforcer contrôles, formations, partenariats associatifs et, si nécessaire, à solliciter les pouvoirs de police administrative du préfet.
Limiter la publicité pour la malbouffe
Le manifeste recommande de restreindre, via les règlements locaux de publicité, la promotion des produits alimentaires dont la consommation est déconseillée par le Programme national nutrition santé, en particulier autour des lieux fréquentés par les enfants.
Freiner l’implantation des fast-foods près des écoles
France Assos Santé encourage l’usage du droit de préemption commerciale pour limiter l’implantation de la restauration rapide à proximité des établissements scolaires, dans un contexte de hausse marquée de l’obésité et du diabète chez les jeunes.
Proposer une alimentation plus saine et durable en restauration collective
Les communes sont invitées à aller au-delà des objectifs de la loi Egalim, en privilégiant les produits locaux, bio et de qualité, en réduisant les additifs et en limitant l’usage des plastiques dans les cantines.
Protéger les enfants dès les 1 000 premiers jours
La prévention des expositions aux substances toxiques dès la grossesse et la petite enfance passe par l’adaptation des pratiques dans les crèches, écoles et cantines, et par la sensibilisation des familles.
Axer l’urbanisme et l’aménagement sur la santé
France Assos Santé appelle à intégrer pleinement la santé dans les politiques d’urbanisme : activité physique gratuite, mobilités douces, lutte contre la pollution de l’air et le bruit, végétalisation, espaces sans tabac, écoles promotrices de santé et transparence sur la qualité de l’eau potable.