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Mi-janvier, la grippe saisonnière demeurait à un niveau épidémique « dans toutes les régions françaises, à l’exception de Mayotte et La Réunion », a-t-il souligné dans un communiqué. La saison dernière a été marquée par l’une des épidémies les plus sévères depuis 2009, avec quelque 17 600 décès contre environ 10 000 en moyenne – un bilan partiellement lié à de faibles taux de vaccination.
Une forte circulation des virus grippaux
Au vu des données épidémiologiques disponibles au 18 janvier, l’agence sanitaire Santé publique France (SpF) – qui publiera un nouveau point hebdomadaire demain, mercredi – avait observé « une circulation toujours très active des virus grippaux sur l’ensemble du territoire ».
« Si le recours aux soins liés à la grippe est globalement stable ou en diminution chez les adultes, il est en augmentation chez les enfants » depuis janvier, dans le sillage de la rentrée des vacances de Noël, a noté la Direction générale de la Santé (DGS) mardi.
Or « cette reprise de la circulation virale chez les plus jeunes pourrait, dans les semaines à venir, entraîner une recrudescence des consultations et des hospitalisations chez les adultes », a-t-elle pointé.
Des prévisions encore incertaines
Si elles penchaient pour « une diminution du recours aux soins pour grippe au cours des quatre prochaines semaines », les modélisations de l’Institut Pasteur et de SpF communiquées la semaine dernière affichaient un niveau d’incertitude « élevé » et n’excluaient pas un tel rebond.
Parmi les adultes, ceux âgés de 65 ans et plus sont bien plus souvent atteints de formes graves de l’épidémie : ils représentent plus de la moitié des personnes admises en réanimation ayant la grippe – dont près des trois quarts n’étaient pas vaccinées.
En outre, la mortalité associée à la grippe a déjà atteint mi-janvier « un niveau comparable à celui observé au pic de la saison précédente ».
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/grippe-lepidemie-repart-surtout-chez-les-jeunes
Un appel renouvelé à la vaccination
C’est pourquoi les autorités sanitaires ont rappelé mardi que la vaccination « est un moyen efficace pour se protéger des formes graves de la maladie, notamment pour les personnes à risque ».
Fin décembre 2025, la couverture vaccinale contre la grippe atteignait 46,3 % parmi l’ensemble des personnes ciblées – femmes enceintes, personnes atteintes d’obésité, d’une maladie chronique, immunodéprimées –, et 53,3 % chez les 65 ans et plus, des niveaux « insuffisants au regard de l’intensité de l’épidémie observée », a pointé le gouvernement.
Cette saison 2025-2026, le vaccin contre la grippe montre une « efficacité modérée mais réelle » selon les premières estimations, « y compris chez les personnes âgées », a-t-il précisé.