Part 1 : London Calling

Pour avoir un poste de chef, « Il faut un master 2 ! » répète à tue-tête la Kommandantur universitaire des CHU. Bon Ok, alors cette fois-ci, comme terrain de stage labo, cap chez les british, tout droit à London pour 1 an ou 6 mois, sinon rien !

POURQUOI LONDRES ?

 

Et pourquoi pas ? Sans doute parce que, avant tout, Londres offre les avantages les plus importants parmi tous les terrains de stage de fellowship Détranger qu’on peut trouver.

 

La langue d’abord ! L’anglais est THE langue officielle indispensable. Il faut absolument la parler, que l’on se projette dans une vie universitaire ou pas. Articles, congrès, protocoles de recherche… tout ou presque est en anglais et les traductions n’existent pas toujours. Or après un an aux UK, rien n’est plus facile que d’être so fluent in English avec, en plus, pour le chic, une pointe d’accent british ! Londres est tellement cosmopolite que c’est le meilleur bain linguistique du monde pour se confronter à toutes les intonations du world. Alors, pour les férus de la french touch, rien n’est plus aisé que de cultiver l’accent français… des plus cute pour les fellows célibataires !

 

La formation universitaire, également. L’University College London (UCL) est un must ! Une université tentaculaire, right in the middle of downtown.  Rien de mieux pour partager savoir et couche-tard ! Que ce soit dans le domaine de la recherche clinique ou de la recherche fondamentale, tout le monde trouve un fellowship à son foot. Les Anglais ont une formation médicale théorique plus poussée que la nôtre, qui semble, à l’inverse, plus pratique que la leur, surtout en chirurgie.

 

Le système de santé publique (le NHS), c’est du solide. Le système de santé anglais, quand même, ça vaut le détour ! Ne serait-ce que pour en comparer les avantages et inconvénients avec le nôtre. En ces périodes de questionnement, pouvoir se comparer aux autres est plus qu’incontournable. Une expérience en soi qui suffit à envisager ce stage.

 

La culture so GOOD ! : pour ceux qui aiment la pop, les concerts, les expos, le thé, s’habiller de fringues aux couleurs improbables et vivre à 100 à l’heure, London c’est le kif ! Pas un week-end où ne survivent l’ennui et la routine… pas plus au boulot qu’en allant faire dodo ; Londres est une ville intense où tout peut, en plus, se faire à pied ! What else?

 

The real open-minded spirit! Après un an passé là-bas, je peux vous le dire : les Anglais ne pensent pas comme les Frenchies. Le flegme à l’anglaise n’est d’ailleurs pas un mythe, non plus que leur humour décapant ainsi que leur politesse inébranlable. Une vraie bouffée d’oxygène qui nous enrichit clairement en plus du simple fait de partir vivre seul(e) ou en couple à l’étranger au contact d’autres expats. Une authentique ouverture d’esprit perso et professionnelle qui fait ensuite relativiser bien des choses.

 

La proximité… Évidemment, les States c’est bien, mais… c’est loin ! Londres se trouve à 1 h 20 porte à porte de Lille et à 2 h 20 de Paris en Eurostar.

Accessible aussi en avion depuis la plupart des grandes villes françaises, on ne met finalement rarement plus de 3 h d’où qu’on soit. Seul hic, les prix… pas si cheap, mais toujours moins chers qu’un A/R Paris-New York !

 

QUE FAIRE À LONDRES ?

 

Différentes options sont envisageables selon ses objectifs. La formule stage de recherche fondamentale Research Fellow (Master2/Thèse/Post-doc) pour 1 à 3 ans, le choix de stages cliniques de quelques semaines à 1 an en Clinical Fellow (en observateur ou en praticien), ou bien une combinaison Research+Clinic pour celles et ceux qui veulent goûter à tout. Enfin, pour d’autres les remplas sont tout aussi possibles, à condition de se débrouiller solo, sans maître de stage.

 

Quoi qu’il en soit, les modalités ou la durée du stage est à définir avec justement le maître de stage. Rester moins d’un an ne permet ni une intégration suffisante avec l’équipe, ni immersion satisfaisante pour apprendre la langue. Une courte période s’adresse donc plutôt aux bilingues et aux observateurs. Pour tous les autres, il faut envisager la formule One Year ! À la clé, l’expérience, l’anglais et les publis !

 

Enfin, n’oubliez pas que Londres n’est pas le Royaume-Uni… À côté de la capitale, il existe un nombre important d’universités prestigieuses, comme Oxford ou Cambridge, qui disposent toutes d’un programme de fellowship. Il suffit de se renseigner, néanmoins n’oubliez jamais qu’un stage à Sheffield ou Glasgow risque de vous plonger dans un cosmos sensiblement très différent, mais non moins intéressant, que London the Great !

Portrait de Emilie Lecornet
article du WUD 15

Vous aimerez aussi

Une fois son stage d’interne trouvé aux hôpitaux universitaires de Genève (hug), reste encore à le faire reconnaître pour sa maquette de DES. Pour...
Partir c’est surtout prévoir, calculer et anticiper. Rien n’est plus pénible que de partir et se retrouver à manger des pâtes tous les jours, ou...
Tenté(e) par la traversée ? Alors pas question de rester assis sur son steak*, il faut planifier les démarches et les intégrer dans son planning...

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.