Non on ne forcera pas les jeunes médecins à s’installer en rase-campagne. Projet de loi retoqué.

L'Assemblée nationale a rejeté jeudi 20 janvier un plan présenté par les socialistes pour lutter contre les "déserts médicaux", qui prévoyait notamment une orientation prioritaire des jeunes praticiens vers les zones sous-dotées.

La proposition de loi du député PS Guillaume Garot, présentée dans le cadre d'une journée réservée au groupe socialiste, a été repoussée via des amendements de suppression venus de la majorité.

M. Garot souhaitait "mettre un coup d'arrêt" à un phénomène ancien qui constitue un "terrible échec collectif".

« Trouver un rendez-vous chez un ophtalmologiste dans les zones les plus défavorisées prend six mois en moyenne, contre deux heures à Paris en secteur conventionné », a-t-il assuré à titre d'exemple.

La proposition de M. Garot visait à "encadrer l’installation des médecins dans les zones où l’offre de soins est déjà suffisante" en y conditionnant l’installation des médecins libéraux, généralistes et spécialistes.

Elle prévoyait aussi une "obligation exceptionnelle et transitoire" de présence en "zone sous-dense" pour les internes de médecine au cours de leur dernière année d’internat, puis dans les deux années qui suivent leur diplôme.

La ministre déléguée à l'Autonomie Brigitte Bourguignon a répondu que "les solutions immédiates n'existent pas" et que la proposition de loi "ne propose pas les bonnes solutions".

Mme Bourguignon a fait la liste des actions "structurantes" entreprises par le gouvernement pour résoudre à terme ce problème.

Elle a notamment mentionné la suppression du numerus clausus qui bridait l'arrivée de nouveaux médecins, ainsi que le développement de la télémédecine, et les dispositifs en faveur de la revalorisation des métiers du soin.

"Ce qui a été fait durant ce quinquennat dépasse largement le volume de ce qui a été fait, par-delà les alternances, de 2007 à 2017", a-t-elle estimé.

Avec AFP

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