Les services d’accès aux soins (SAS) obligatoires, c’est parti ! Tout ce qu’il faut savoir

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Le 15 juin 2024, le décret de généralisation des services d’accès aux soins (SAS) a été publié au Journal Officiel. Donc les SAS c’est parti pour tous, et Frédéric Valletoux ministre délégué à la santé et à la prévention, s’en félicite.

Les services d’accès aux soins (SAS) obligatoires, c’est parti ! Tout ce qu’il faut savoir

© Midjourney x What's up Doc 

Frédéric Valletoux a annoncé hier la publication du décret du SAS dans un communiqué. Une publication très attendue, mais pour la bonne cause, car dans le but de prendre en compte les inquiétudes des médecins, notamment libéraux sur la mise en application.

Pour l’heure, 74 SAS (donc les plateformes universelles de réponse rapide aux urgences et aux demandes de soins non programmés) fonctionnent et couvrent 87% de la population française. 22 départements sont en cours de déploiement de leur SAS pour un démarrage au courant de l’été 2024. 

Pour Frédéric Valletoux, « la généralisation des SAS est un enjeu fondamental du renforcement de l’accès à l’offre de soins non programmés. Les SAS apportent une réponse concrète aux besoins de santé des Français et participent au désengorgement progressif des services des urgences. » 

Un fonctionnement simple, il suffit à un patient n’ayant pas de médecin traitant disponible et n’ayant aucune alternative disponible à proximité de composer le 15, le 116 117 pour bénéficier d’un conseil médical, d’une téléconsultation avec un médecin ou d’être redirigé si nécessaire, vers les urgences avec l’aide SAMU si besoin. 

De nouveaux assouplissements en accord avec les demandes de la profession

Les médecins réclamaient des assouplissements sur les SAS. Et le décret répond à cette demande.

Par exemple, l’accès aux SAS par plusieurs numéros possibles, « dans les territoires où un autre numéro existe comme le 116 117, ces numéros pourront continuer à fonctionner dès lors que le service d’accès aux soins est aussi accessible par le 15 pour faciliter le recours des patients partout sur le territoire » 

Autre point important, l’autorisation de la régulation à distance permettant « à un médecin généraliste de participer à la régulation téléphonique à distance sans venir physiquement sur le plateau du centre 15. » Il pourra alors travailler depuis son cabinet, son domicile ou un centre d’appel dédié. 

De plus, de nouveaux outils numériques seront disponibles pour coordonner les agendas professionnels et faciliter l’acheminent du patient par le SAS vers un professionnel de santé disponible. 
« Ce décret incite à l’utilisation de cette plateforme sans poser d’obligation. » Les médecins pourront continuer à utiliser leurs propres outils du moment que « ceux-ci assurent les mêmes fonctionnalités que la plateforme numérique nationale et transmettent leurs données d’orientation. » 

Des profils de professionnels de santé variés, épaulés par des opérateurs de soin non programmé

Autre sujet important, les professionnels de santé exerçant dans le cadre des SAS seront assistés « d’opérateurs de soin non programmé qui aideront au besoin à la prise de rendez-vous. »

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/paris-le-modele-des-centres-de-sante-non-lucratifs-vacille

Enfin il y’aura une reconnaissance de profils variés aptes à participer aux activités de régulation du SAS : médecins libéraux, médecins retraités, salariés des centres de santé, docteurs juniors et internes. 
Les médecins retraités non plus besoin de justifier d’une part d’activité clinique physique, il leur suffit juste d’une « attestation du conseil départemental de l’Ordre de leur capacité à participer à la régulation de médecine ambulatoire. » 

Ca y est le SAS a franchi la porte d’entrée du parcours de soins.

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