SAS (Service d’accès aux soins) + généralisation du 116 117 ?

La création du SAS (Service d’accès aux soins) doit s’accompagner de la généralisation du 116 117 *, exigent la CSMF, MG France et la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.
 

Pour répondre à la crise des urgences, Agnès Buzyn a choisi de mettre en place d’ici l’été 2020 un service distant universel – ou SAS (Service d’accès aux soins) - pour obtenir à toute heure un conseil médical et paramédical ou prendre rendez-vous avec un médecin généraliste dans les 24 heures.
 
C’est en effet l’une des mesures phare du pacte de refondation des urgences (754 millions d'euros), dont la mission de préfiguration doit rendre son rapport dans les prochains jours. Raison pour laquelle la CSMF, MG France et la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France se sont rencontrés le 4 décembre pour échanger sur leur vision du SAS.

Le dispositif existe déjà dans 3 régions

Les trois organisations sont « en parfaite convergence de vues » et sont favorables, lors de la création du SAS, à la généralisation du 116 117 qui existe déjà dans 3 régions, précise un communiqué de la CSMF daté du 5 décembre. Et d’ajouter : « Ce numéro doit permettre à nos concitoyens de trouver, 24 heures sur 24, le meilleur conseil et le meilleur accès à un médecin pour leur porter assistance et répondre aux demandes de soins non programmés. »
 
À côté de la mise en place attendue d’un numéro unique pour les secours urgents, la généralisation du 116 117 complèterait donc le service d’accès aux soins : « il est préjudiciable pour la santé publique de continuer à mettre dans la même file d’attente les appels pour la grippe ou pour un arrêt cardiaque ! », estime la CSMF. 

Le département est l'échelon le plus approprié

Par ailleurs, conformément à la position défendue également par l’Assemblée des départements de France (ADF), « le département, échelon des solidarités sociales et territoriales, est le niveau le plus approprié pour organiser cette réponse », poursuit le communiqué.
 
Et de conclure que cette organisation en deux numéros (demandes de soins non programmés et secours d’urgence) est « la seule en capacité de rompre avec le déversement actuel d’appels d’urgence qui asphyxie les hôpitaux et les services d’incendie et de secours, pour construire une organisation lisible pour nos concitoyens permettant à chaque acteur de recevoir les appels de son ressort pour le bon exercice de sa mission ».
 
* numéro pour joindre un médecin généraliste de garde aux heures de fermeture des cabinets médicaux.
 

Portrait de Julien Moschetti

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